Le Top 6 des superstitions poker

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Victoria Coren Mitchell restera à jamais comme la première à réaliser le doubler European Poker Tour. L'Anglaise a un jour écrit qu'elle trouvait « bizarre que les joueurs de poker soient aussi superstitieux ». « Ils passent la moitié de leur vie à expliquer que le jeu de poker n'est pas du « gambling » comme la roulette ou le Loto, que c'est une activité nécessitant de nombreuses qualités et faisant appel à la perspicacité et à un bon jugement ainsi qu'à une bonne dose de sagesse ... avant de passer l'autre moitié de leur vie à placer avec le plus grand soin un lapin porte-bonheur sur le haut de leur pile de jetons », expliquait-elle il y a quelques années.

Les meilleurs joueurs de l'époque actuelle clament qu'ils ne croient pas en la chance ni en la destinée... mais creusez un peu sur les comportements aperçus aux tables et vous verrez que même au 21e siècle, les superstitions ont la vie dure.

Voici notre Top 6 des gestes liés à une superstition au poker...

Gagner la première main

Quand vous recevez les As sur votre première main, il y a deux réactions possibles. La plupart d'entre nous va voir cela comme un signe d'un possible bon départ, une rampe de lancement vers une partie longue et fructueuse. La positive attitude n'est pas partagée par une minorité qui va ressentir un grand sentiment de crainte. Les plus atteints vont même jusqu'à folder gentiment, préférant prendre leurs marques avant de faire le grand saut.

« C'est un mauvais présage de gagner la première main », une phrase qui accompagne parfois les nouveaux arrivants d'une table après qu'ils aient remporté la première donne suivant leur installation. Certains vous diront qu'ils ne jouent jamais la première donne, même en recevant les Rois ou une main forte... nous ne vous conseillerons jamais de les imiter mais plutôt de croire que vos adversaires ne vous verront pas sur une main aussi forte !

Changer de siège (en cash-game)

Quand la malchance vous poursuit après plusieurs heures, et que vous avez déjà demandé au croupier de changer de jeu de cartes, un changement de perspective est nécessaire. Quoi de mieux que de bouger physiquement pour avoir une vue d'ensemble différente de la table ?

La plupart des joueurs décident de changer de siège pendant un long bad run... n'hésitez donc pas à vous installer à la place d'un joueur qui vient de s'offrir un gros pot suivi d'un Hit & Run, vous allez tenir avec vos meilleures mains et passer devant quand vous partirez derrière.

C'est la réussite du succès, une clé pour perfer... et si les choses ne s'améliorent pas, pensez juste que ce n'est probablement pas votre nuit.

Garder les mêmes vêtements

Nous avons vu quelques exemples assez épiques au cours des dernières années. John Hesp n'a pas lâché sa veste colorée (et un peu ridicule) de tout le tournoi lors du parcours qui l'a mené jusqu'à la table finale du Main Event des WSOP 2017. Cette 4e place du papy anglais n'est pas l'unique exemple. Sebastian Sorensson n'avait pas lâché son écharpe des Miami Dolphins lors de son incroyable chemin vers le succès sur le PokerStars Championship Barcelona 2017. Il avait gagné le surnom de « Scarf Guy » mais aussi près d'un million d'euros !

john_hesp_sullen_2.jpgJohn Hesp aux World Series Of Poker

Faites-nous quand même une faveur si vous prévoyez de garder le même t-shirt lors du deep-run du tournoi de vos rêves, lavez-le en rentrant à la chambre et mettez-le sur le radiateur avant de le reporter le lendemain !

*John Hesp faisait le plein au niveau des superstitions. Après être venu au Rio en Uber avant l'entame du Jour 1 du Main Event, Hesp a fait de son chauffeur son « lucky driver ». Il a demandé au même chauffeur de venir chaque matin le chercher avant de le raccompagner en fin de partie.

Le Protège cartes

Du requin d'Humberto Brenes au Fossile de Greg Raymer, les exemples de joueurs de poker utilisant un grigri pour protéger leurs cartes sont légions.

Cet accessoire évite de retourner ses cartes par inadvertance et de dévoiler ainsi leur force, c'est aussi depuis les débuts du poker un moyen de repousser le mauvais sort qui rode à la table...

Humberto1.jpgHumberto Brenes, le roi des sharks

Lucky charms

Johnny Chan a gagné le Main Event des World Series of Poker avec une orange porte-bonheur à ses côtés... Steve O'Dwyer a lui aussi les vertus d'un fruit magique pour se mettre dans les bonnes dispositions mentales.

Chan a finalement expliqué les raisons de l'utilisation de cet accessoire, à l'époque le Binion's n'interdisait pas de fumer en jouant et le champion se servait du fruit pour couvrir l'odeur environnante et mieux respirer.

Steve O'Dwyer n'est pas le seul à avoir imité la légende, de nombreux joueurs amateurs amènent des bijoux ou des crudités pour se protéger... pas sur toutefois que la banane de votre adversaire coûte 120 000 $ !

Allez Papa ! Le Baby run good

Avant il y avait la bénédiction de fin de sponsoring qui voulait qu'un joueur lâché par son sponsor tape la grosse perf' dans la foulée... désormais il y a le « Baby Run Good » du nouveau parent.

Mike Leah s'est offert un joli jackpot à 80 000 $ aux machines à sous quelques semaines après la naissance de son enfant... cet été Stephen Chidwick a fêté l'arrivée de sa progéniture par un bracelet WSOP... après plus de 10 finales sans titre !

L'Anglais a empoché plus de 13 millions de dollars l'année dernière (dont une victoire à Prague pour 725 000 € il y a moins d'un mois, ndlr) et si on peut penser que son niveau de jeu lui aurait permis de gagner sans l'aide de forces supérieures... c'est quand même plus sympa de penser que le fait de devenir papa y est pour quelque chose.

NEIL7859_EPTPrague2019_Stephen_Chidwick_NEIL-STODDART-e1576085895417.jpgChidwick a remporté le SHR EPT Prague à 50 000 € en décembre 2019

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