Giuliano Bendinelli remporte l’EPT Barcelone devant Jimmy Guerrero

aot 21, 2022dansActus

GIULIANO BENDINELLI VAINQUEUR DE L’EPT BARCELONE

C’est le genre d’histoires que l’on entend souvent dans les cercles de jeu quand vous venez de subir un énorme bad beat et qu’il ne vous reste qu’un ou deux jetons devant vous. Vous êtes crippled, et tout le monde vous rappelle cette fameuse histoire qu’ils ont tous entendu. « A chip and a chair ». Peu connaissent réellement l’histoire de Jack Strauss, qui avait en effet gagné le Main Event des WSOP alors qu’il ne lui restait plus qu’un jeton à un moment du tournoi.

Et pourtant, ce genre d’histoire arrive dans la vraie vie, si tant est que l’EPT Barcelone 2022, alias le plus gros EPT de l’Histoire avec 2 294 entrées comptabilisées sur le Main Event, fait partie de la « vraie vie ». Aujourd’hui, Giuliano Bendinelli pensait sans doute que son heure était venue après avoir perdu As-Dame contre As-Roi en début de journée. Tombée à une blinde, il va pourtant doubler plusieurs fois pour se replacer dans la course, alors que les autres sautaient avant lui.

C’est le favori Kayhan Mokri qui quittait le premier la scène de cette table finale, son As-Valet se heurtant à la paire de Rois de Neville Costa (après avoir perdu pas mal de jetons en faisant doubler Giuliani Bendinelli).

Ensuite, c’est Patrik Jaros qui faisait les frais de Jimmy Guerrero quand, charrié par le français pour son apathie sur ce Jour 6, il avait la mauvaise idée de pousser son tapis avec une paire de 6. Jimmy était alors armé avec une paire de 9 en main et jouait ce qu’il définissait comme  » un 80/20 à un million d’euros « , un coup qui lui permis de passer gros chipleader du tournoi à ce moment-là.

Bourreau des français sur cet EPT Barcelone, Fabiano Kovalski était le suivant, victime de celui qui allait marquer l’histoire, Giuliano Bendinelli, avec une paire de 8 contre une paire de 10 à tapis preflop.

Ils ne sont plus que trois et discutent d’un deal possible en regardant les chiffres. Davidi et le rail s’en mêlent, pour aider Jimmy Guerrero a gratté un peu plus, « parce qu’il est trop fort en heads-up ». Mais les deux autres ne veulent rien entendre et refusent le deal. La main d’après, alors que Neville Costa a perdu quelques jetons, ils regardent à nouveau les chiffres et cette fois, c’est le brésilien qui refuse, puisque les chiffres sont moins avantageux pour lui. Le karma le fait buster quelques mains plus tard, et donc perdre beaucoup à cause de son refus de dealer (plus de 200 000 €).

C’est à partir du heads-up que l’intensité de cette table finale est montée d’un cran, malgré un deal conclu rapidement qui aurait pu précipiter la fin de journée. Comme souvent, le heads-up est cette période où les passions se déchaînent, où un coup peut vous amener à soulever le trophée, ou à avoir des regrets à jamais. Soutenu par sa mère et béni des Dieux du Poker sur cette table finale, Giuliano Bendinelli est le grand triomphateur de cet EPT Barcelone. Il remporte 1 491 133 € pour cette victoire, la troisième victoire d’un italien sur l’EPT après les victoires de Salvatore Bonavena et Antonio Buonanno.

Quoi de mieux pour ce plus gros EPT de l’Histoire qu’une table finale comme celle que nous venons de vivre ? Elle avait clairement des airs de November Nine, avec des cops de supporters criant leur amour pour leur compatriote, créant une atmosphère de show à l’américaine pour un jeu qui est trop souvent un jeu pratiqué en solitaire. Du grand spectacle, de l’émotion, des rebondissements … Vous étiez très nombreux à suivre l’action grâce aux commentaires de Benny & Yu sur le Streaming Live. Certes, on aurait aimé un happy end pour notre Jimmy national, mais comme il disait, c’est comme s’il avait gagné.

Les résultats de la table finale :


« J’AI L’IMPRESSION D’AVOIR GAGNÉ « 

C’est par cette phrase (en titre) que, tout sourire, Jimmy Guerrero me répond quand je lui demande ce qu’il ressent après avoir finit runner-up du plus gros EPT de l’Histoire à 1h20 du matin.

Faut dire que même si devant nos yeux émus d’observateurs et chez vous via le streaming, Jimmy vient d’échouer à cette cruelle place de runner-up (comme 9 français avant lui, dont le dernier d’entre eux n’est autre que Adrien Allain en 2016, sur la même finale où Jimmy terminait 3ème), Jimmy ne devait même pas jouer ce tournoi. Cagoulé en cash-game high-stakes, où il échangeait des péchons contre Neymar Jr, down de 120k€, Jimmy ne doit sa participation qu’à un membre du staff qui l’a incité à prendre part au tournoi au début du Jour 2, avec vingt blindes pour démarrer l’aventure. Il goûte au chiplead au cours de ce Jour 2 et se projette déjà vers un gros deep run. « Je sais que je dois faire au moins 11ème pour être up sur mon festival « , me confiait-il en rigolant en me reparlant de ses impressions sur le Jour 5. Aujourd’hui, il est millionnaire.

Au moment de conclure le deal avec Giuliano Bendinelli (après un deal avorté à 3 joueurs left), s’assurant de 1 250 337 €, Jimmy Guerrero sait qu’il a déjà gagné. « C’est tellement génial d’être autant soutenu. J’avais même l’impression que les italiens m’encourageaient aussi. Tous les messages que je reçois, les gens qui crient, ça stimule tellement.  » En tant qu’observateur, on sent Jimmy Guerrero dans son élément sur ce tête-à-tête, lui qui n’a pourtant qu’une seule victoire sur un Side Event à son palmarès en plus de quinze ans de carrière.

Malgré un rail italien très sonore qui chante à chaque pot remporté par leur protégé, Jimmy, qui avait démarré le heads-up avec un désavantage de 2 pour 1, prend vite l’ascendnt, réalisant notamment un gros fold avec une paire d’As en main quand son adversaire avait touché trips sur la turn, ou valorisant à bon escient ses bons jeux pour grappiller des jetons et inverser la tendance niveau stack.

Au bout de 20 minutes de jeu, Jimmy Guerrero a une balle de match pour éliminer Giuliano Bendinelli. Au bouton, Jimmy limp à 800k avec Q♣10♦ et Bendinelli raise à 2,8 millions avec 9♥9♦ en main. C’est payé par Jimmy. Sur le flop 10♠8♦6♥, Bendinelli mise 1,5 million et Jimmy annonce all-in, réclamant les 13k restants au joueur italien. « Je ne crois pas que je puisse folder cette main, lance alors Giuliano avant de payer avec la deuxième paire assortie d’une gutshot. Le rail italien appelle bruyamment un « Seveeeeeeeeeeen » comme le Andre Lettau de la grande époque, et c’est un 7♠ qui fait irruption sur la river, sous les clameurs du rail. Giuliano Bendinelli tombe dans les bras de ses supporters et Jimmy ne peut que constater qu’il va devoir retourner au charbon.

Après ce coup charnière, Giuliano va reprendre des forces, en tout cas profiter de la distribution des cartes pour redevenir chipleader, après plusieurs coups gagnants, jusqu’à avoir aussi sa « balle de match » sur un coin flip A♥J♣ contre 5♣5♠ chez Jimmy Guerrero. Et cette fois, c’est Jimmy Guerrero qui exulte soutenu par son rail au moment de revenir à jeu avec Giuliano Bendinelli après ce coin flip gagné.

On pense alors que rien ne pourra départager les deux joueurs, tous deux des rescapés de cet EPT Barcelone. Jimmy Guerrero était tombé hier à 3 blindes avant de réaliser une remontada fracassante, et que dire de Giuliano Bendinelli, qui est tombé à une blinde à 6 left après avoir perdu As-Dame contre As-Roi chez Jimmy Guerrero en début de table finale. « A blind and a chair », pour l’italien Giuliano Bendinelli, qui aura eu beaucoup de réussite pour se refaire une santé pendant que les autres prétendants de la table finale se faisait éliminer les uns après les autres.

Le dernier coup est à l’image du plus gros – et sans doute du plus beau – EPT de l’Histoire, un coup qu’aurait pu imaginer les scénaristes de Rounders 2 (Il arrive quand, d’ailleurs ?).

Alors que les blindes sont à 600k/1 200k, Giuliano Bendinelli relance à 3 millions avec 8♥8♣ et Jimmy décide de défendre avec J♠7♠. Bendinelli trouve un brelan sur le flop J♥8♠9♣ et opte pour une mise de continuation à 2,5 millions. Jimmy paye rapidement avec sa top paire. La turn J♣ est clairement le genre de cartes à action qui vous questionne sur la manière dont le joueur que vous suivez peut s’en sortir.

Bendinelli poursuit son histoire et avance cette fois 5,5 millions au centre de la feutrine. Nouveau call de Jimmy. La river 8♦ est alors dévastatrice. Elle donne le full max à Jimmy mais un carré à Giuliano. Jimmy reprend le lead et dépose 3,8 millions devant lui, ce à quoi l’italien répond par les deux mots fatidiques : « All-in ! » Jimmy sent qu’il peut y avoir une embrouille dans cette mise à tapis, mais ne trouve pas la force de réfléchir à passer. En même temps, qui passerait ici ? Il pose les jetons sur le tapis et Giuliano Bendinelli, avant même de retourner ses cartes, dit « I win ! » en allant voir son rail, avant de venir retourner ses cartes pour montrer son carré.

Giuliano tombe à terre, terrassé par l’émotion, sous les yeux de sa mère venu le soutenir. Tout son crew lui tombe dessus pour le féliciter, entonnant des chants de victoire. Sonné, Jimmy est réconforté par son clan, mais reste debout, fier de sa performance, regardant en souriant le triomphe de son adversaire d’un jour. Un moment magique arrive quand le rail de l’italien scande le nom de Jimmy.

Tout au long de cette table finale, Jimmy Guerrero a été fidèle à lui-même. Showman, à la fois concentré et décontracté, jouant sans pression et avec une technique beaucoup plus rodée. Il nous disait hier qu’il avait beaucoup progressé depuis sa 3ème place sur l’EPT Grand Final en 2016. 6 ans plus tard, il termine 2ème du plus gros EPT de l’Histoire pour 1 250 337 €. On te donne rendez-vous en 2028, Jimmy !

 » Quand je suis arrivé en heads-up, j’avais déjà accompli quelque chose, me confiait-il quelques minutes après son élimination. Bien sûr, je voulais le gagner, mais c’était déjà un bel accomplissement. Je suis pas vraiment déçu, c’est comme si j’avais gagné. De toute façon, le vrai bonheur, c’est la famille, c’est les gens que t’aimes. Un trophée, c’est superficiel, bien sûr je reviendrai le gagner, mais je suis déjà très heureux avec ma famille, mes amis, et tous ces gens qui m’ont apporté leur soutien aujourd’hui. « 


UN DEAL A ÉTÉ CONCLU ENTRE GIULIANO BENDINELLI ET JIMMY GUERRERO

Jimmy Guerrero et Giuliano Bendinelli se sont mis d’accord sur un deal, offrant 1 422 480 € au joueur italien et 1 250 337 € pour le français. Le vainqueur du tournoi repartira avec un supplément de 68 653 € et le trophée.

Le heads-up est en cours et c’est vraiment un grand moment à vivre en direct.

Je vous raconte ça quand c’est fini, je ne veux pas en rater une miette.


NEVILLE COSTA 3ÈME DE L’EPT BARCELONE

Après une tentative de deal avorté entre les trois derniers joueurs de cet EPT Main Event, Neville Costa a eu la mauvaise surprise de voir son destin bascule en deux coups. D’abord, il tente de transformer une main en bluff sur la river d’un tableau 3♠K♣3♣J♦5♣ avec son K♥10♣ qui se heurte à K♠Q♥ chez Giuliano Bendinelli. L’italien a barrel turn et river en bataille de blindes puis s’est fait relancer très cher sur la river. Devant son public, il a trouvé le bouton call pour faire chuter Neville Costa à 10 blindes.

Deux minutes plus tard, Neville Costa se retrouve à tapis avec 9♠9♥ contre Q♥J♣ chez ce même Giuliano Bendinelli, une Q♠ faisant irruption sur la turn au grand bonheur de tout le clan italien.

Neville Costa termine donc sur la troisième marche du podium pour un gain de 734 470 €, permettant à Giuliano Bendinelli et Jimmy Guerrero de se battre pour le trophée.

Ils vont d’ailleurs rapidement s’accorder sur un deal avant de démarrer le heads-up  pour le titre (Détails à suivre).

Chip-count :

Giuliano Bendinelli 44 000 000

Jimmy Guerrero 24 820 000


K.OVALSKI

Certains en avaient rêvé, certains avaient révisé leur jugement depuis son hero call sur la dernière main du Jour 5, Fabian Kovalski, l’homme qui avait à la fois éliminé Kalidou Sow sur une horreur et Maher Nouira sur un call audacieux, vient de quitter l’EPT Barcelone au pied du podium.

Après un open à 1,3 million de Jimmy Guerrero au bouton avec K♥6♥, Fabiano Kovalski 3-bet à 4 millions, se gardant 2,6 millions derrière, avec 8♦8♣ de petite blinde. Giuliano Bendinelli découvre 10♦10♣ de grosse blinde et 4-bet à 7,1 millions. Jimmy Guerrero passe rapidement, mais pas le brésilien qui ajoute les miettes demandées et va devoir améliorer pour s’en sortir.

Tout le monde est debout, les joueurs, le rail, les couvreurs, les cameramen, pour regarder le croupier déballer un board 7♦9♥7♣4♦5♠ qui scelle le destin de Fabiano Kovalski en 4ème position de cet EPT Barcelone, pour un gain de 565 280 €. Ils ne sont donc plus que trois sur ce Main Event et Giuliano Bendinelli vient de passer chipleader avec 29,8 millions, lui qui était tombé tout à l’heure à 3 blindes.

Qui était arrivé dans le rail juste avant ce coup ? Kalidou Sow, pour voir son meilleur ennemi se faire sortir. Aucun ressentiment de la part de Kalidou, juste l’envie que Jimmy aille ship cet EPT Barcelone. Comme nous, en somme.

Chip-count :


LE COUP DE LA PANNE

Moment assez incroyable, la tempête à Barcelone a fait sauter les plombs dans le Casino de Barcelone. Ce moment assez fou s’est produit en plein pendant une main où Neville Costa avait poussé son petit tapis et s’était fait payer par Jimmy Guerrero. C’est au moment où Jimmy Guerrero annonce call et avant que la parole ne revienne à Giuliano Bendinelli qu’il n’y a soudain plus d’électricité dans le Casino.

Les organisateurs décident de freeze l’action, et de faire sortir tout le public de la zone de rail. On attend que l’orage se calme, dans un moment assez surréaliste où tout le monde se demande ce qu’il se passe, où des membres de l’équipe TV sortent des lampes de poche pour éclairer l’action.

On retrouve de la lumière un quart d’heure plus tard et le coup peut enfin se poursuivre, sans que personne ne puisse réellement assister à l’épilogue de cette main. Au final, Giuliano Bendinelli a payé à son tour le tapis du short-stack brésilien et les deux payeurs vont checker tout le long, le Roi-Neuf de Neville Costa s’imposant face au Dame-5 de Jimmy Guerrero et à As-5 chez Giuliano Bendinelli.

L’action se termine alors que le rail brésilien est dans la salle, mais loin de l’action, Neville Costa vient célébrer avec son groupe d’amis, chantant et dansant dans la salle, alors que le brésilien a triple-up.

Avant cette main jouée In the dark comme dira un des joueurs présents à la table, Neville Costa avait fait doubler l’italien Giuliano Bendinelli avec K♦J♠ contre K♠Q♠ chez l’italien, chutant ainsi à 4 blindes.

Chip-count à la reprise :

Level 37 : 300 000/600 000 – 600 000
4/2294 joueurs restants
Moyenne : 17 205 000 (29 BB)
Gain assuré : 565 280 €


UN 80/20 À UN MILLION D’EUROS

Sans doute paralysé par l’enjeu, Patrick Jaros s’est transformé en homme invisible pendant plusieurs heures sur cette table finale. Charrié par Jimmy Guerrero quelques minutes plus tôt, quand le français demandait « Where is Jaros ? », le joueur tchèque a finalement tenté un resteal au mauvais moment. A moins que ce ne soit contre la mauvaise personne…

Au cut-off, Jimmy Guerrero, passé chipleader et couvrant légèrement le joueur tchèque, ouvre à 1,1 millions avec 9♥9♣ en main. Patrick Jaros envoie directement ses 15 millions (trente blindes) avec 6♠6♣ au bouton. Jimmy Guerrero a l’air d’avoir envie de risquer son tournoi là-dessus. Il dit qu’il est plutôt bon en flip sur ce tournoi, réfléchit pendant deux time-banks, observe son adversaire et finit par claquer les jetons sur la table pour indiquer que c’est payé.

Ne tenant plus en place, il rejoint Thi Xoa Nguyen pour observer de loin le dévoilement du board, déclarant au rail français que c’est « un 80/20 à 1 million ». On le sent quand même tendu, même s’il commence à se détendre quand tombe le flop Q♦K♥A♥. Il fait son move préféré, à savoir appeler le split. C’est ce qui se présente sur la turn K♦, mais la river 8♥ offre ce gigantesque pot à Jimmy Guerrero qui passe huge chipleader à 4 left avec désormais 30 millions de jetons, taille patron.

Patrik Jaros termine son parcours sur cet EPT Barcelone en 5ème position, tandis que les 4 joueurs restants célèbrent, Jimmy Guerrero improvisant même une petite danse pour profiter du moment et faire le show. Chaque palier qui saute, et c’est un max de plaisir pour tous. Et on les comprend, ils sont déjà tous assurés de remporter 565 280 €.

Level 34 : 250 000/500 000 – 500 000
4/2294 joueurs restants
Moyenne : 17 205 000 (34 BB)
Gain assuré : 565 280 €


VA VOIR LABAT SI J’Y SUIS

Antoine Labat

Sur l’EPT High-Roller qui a généré le chiffre assez fou de 530 entrées, ils ne sont plus que 7 encore en course dans l’épreuve à l’heure actuelle, emmenés par l’allemand Stefan Schillhabel.

Malheureusement, aucun français ne pourra mettre la main sur le pactole de 962 880 €, la meilleure performance d’un tricolore sur l’épreuve est pour Antoine « Mpiyavv » Labat, November Nine inoubliable sur le Main Event des WSOP en 2018 pour 1 millions de dollars, qui a chuté en 11ème position pour 80 410 €.

On notera également la belle 20ème place de Yannick Cardot pour 44 110 €, sa quatrième place payée sur le festival, lui qui avait terminé 761ème de l’Estrellas Main Event et 138ème de l’EPT Main Event.

Yannick Cardot

Les français dans l’argent sur l’EPT High-Roller :


ON NE SE MOQUE PAS !

Démarrant la table finale en deuxième position avec clairement le costume du favori, Kayhan Mokri termine finalement à la 6ème place de cet EPT Barcelone.

Tombé à seulement 8 blindes après un début de journée compliquée et juste après avoir fait doubler Giuliano Bendinelli avec A♣J♣ quand le joueur italien a trouvé un full sur le flop avec son K♦8♣, Kayhan Mokri voit Neville Costa ouvrir à 900k depuis la petite blinde quand il a une nouvelle fois A♥J♣ en main.

Il pousse logiquement son tapis de 3,25 millions mais se fait snap par le brésilien qui dévoile K♥K♦.

On perd donc le sympathique Kayhan Mokri en 6ème place, un joueur habitué des cash-games high-stakes et qui visiblement s’adapte plutôt bien au jeu de tournoi. Animateur à la table, très complice avec Jimmy Guerrero, on perd une des personnalités de cette table finale, et un joueur qu’on avait beaucoup de plaisir à suivre depuis plusieurs jours.

Avec cette élimination de Kayhan Mokri à la 6ème place pour 334 480 €, les 5 joueurs restants sont donc assurés de remporter un minimum de 434 850 €. Et pour Giuliano Bendinelli, qui disposait de 3 blindes il y a trente minutes, c’est comme si c’était Noël.

Chip-count à la troisième pause de la journée :

Level 34 : 250 000/500 000 – 500 000
5/2294 joueurs restants
Moyenne : 13 764 000 (34 BB)
Gain assuré : 434 850 €


DE SHORT-STACK … À CHIPLEADER … À SHORT-STACK

Après un début de table finale où Jimmy Guerrero a réussi à remonter des jetons, en plaçant quelques petits moves bien sentis pour grimper à 9,3 millions de jetons pendant que personne ne voulait buster, terrorisé par l’enjeu, Jimmy Guerrero, short-stack de la table au tout début de journée, vient tout simplement de passer chipleader.

Under the gun, il ouvre à 900k avec A♣K♦. Au bouton, Giulian Bendinelli, le joueur le plus conservateur de cette table finale, décide de partir à tapis pour 9,8 millions avec A♠Q♦. De grosse blinde, Kayhan Mokri, avec 7 millions de jetons, se retrouve avec un gros mal de crâne avec A♦Q♥ en main également. Il décide de passer sagement et Jimmy Guerrero s’acquitte de la somme.

Il se lève pour rejoindre sa femme Thi Xoa Nguyen pour regarder le dévoilement du board. Il parvient à éviter les balles et double ainsi à 19,5 millions, tandis que Giuliano Bendinelli se retrouve crippled à 3 blindes.

La main suivant, Jimmy Guerrero va redistribuer quelques jetons, mais préserver l’essentiel, grâce à un magnifique fold sur la river contre Fabiano Kovalski.

Tout commence par une ouverture à 1 million de Kovalski en début de parole avec A♦K♣ en main. C’est défendu par Jimmy Guerrro avec A♥9♣ en main.

Fabiano Kovalski va alors 3-barrel sur un board 9♦Q♣A♠4♥K♥, 1 million flop, 2,3 millions turn et 5 millions sur la river. Jimmy déclare « Lucky river » en voyant le roi tomber sur la river. Il aura payé deux fois quand il était devant avec ses deux paires, et réalisé le bon fold quand il venait de passer derrière sur la river. Il chute à 15 millions après ce coup.

Quelques minutes plus tard, il tente un move en 3-bettant avec 6♥2♥ sur un open de Nevill Costa au bouton, mais le joueur brésilien, armé avec A♠Q♣, ne s’en laisse pas compter et 4-bet shove pour 11 millions, faisant passer le français très rapidement, qui chute alors à 25 blindes.

Vu que personne ne veut bust, la structure commence à rattraper les six derniers survivants de cet EPT Barcelone, avec une moyenne de 29 blindes sur ce troisième niveau de la journée.

Level 34 : 200 000/400 000 – 400 000
6/2294 joueurs restants
Moyenne : 11 470 000 (29 BB)
Gain assuré : 334 480 €


LES STATISTIQUES NATION PAR NATION SUR L’EPT BARCELONE


DÉCOUVREZ LES FINALISTES DE L’EPT BARCELONE

La suite de la table finale de l’EPT Barcelone, plus gros EPT de l’Histoire, c’est à partir de 12h30 sur place et à suivre dès 13h00 sur le Streaming Live avec Benny & Yu aux commentaires. Le jeu reprendra sur les blindes 125k/250k – 250k pour une moyenne à 11 470 000, soit 46 blindes et vous pourrez retrouver tous les updates ici, sans spoil.

Pour sa deuxième table finale sur un EPT après Monte-Carlo 2016, Jimmy Guerrero aura l’occasion de devenir le 11ème français de l’Histoire à remporter un titre EPT, le dernier d’entre eux étant Nicolas Dumont, vainqueur de l’EPT Monte-Carlo en 2019. Certes, il démarre avec le plus petit stack au départ de ce Jour 6, mais s’il parvient rapidement à remonter un stack, il devrait être l’un des grands favoris de cette ultime journée.

Les vainqueurs français de l’Histoire de l’EPT :

Face à lui se dressent deux joueurs brésiliens, Neville Costa et Fabiano Kovalski, prêts à succéder à la surprise Marcelo Simoes Mesqueu, vainqueur à Monte-Carlo il y a deux mois, alors que le Brésil n’avait jusqu’alors jamais gagner un EPT. Si Neville Mateus s’est pour l’instant montrer très discret, Fabiano Kovalski est la nemesis du clan français, après avoir sorti Kalidou Sow (17ème) sur une horreur et Maher Nouira (11ème) sur un hero call. C’est d’ailleurs un nouveau hero call de sa part qui a précipité la fin de journée hier, un call qui a suscité beaucoup d’admiration de la part de ses adversaires et de l’audience.

Épouvantail du tournoi depuis le Jour 4, Kayhan Mokri a bien failli prendre la porte hier, avant de réaliser une véritable remontada qui a coûté très cher à celui qui endossait alors le costume de favori, Scott Margereson, finalement 8ème de cet EPT Barcelone. Avec le deuxième stack au début de la table finale et une expérience de cash-gameur high-stakes, il sera clairement l’homme à abattre.

Chipleader de la table finale, Patrik Jaros n’a jamais été en difficulté sur le Jour 5, soutenu par un rail massif qui avait l’air de le transcender. Avec près de 15 millions de jetons et une confiance à toute épreuve sur cet EPT Barcelone, il pourrait devenir le deuxième joueur tchèque à soulever un titre EPT, 13 ans après Jan Skampa.

Enfin, Giuliano Bendinelli, sans doute le joueur le plus tight de tout le field restant, très précautionneux dans son jeu, qui ne mettra jamais un jeton de trop sans avoir un plan en tête, pourrait se frayer un chemin vers le podium, s’il continue de run comme depuis deux jours à la table. Il pourrait permettre à l’Italie de remporter son troisième titre, et je suis certain que c’est l’idée qu’il avait ce matin en se levant.

Seat-Draw à l’entame du Jour 6 :

L’échelle des gains restants à distribuer :


Siège 1 : Kayhan Mokri, 28 ans, Norvège – 14 575 000

Kayhan Mokri s’est mis au poker il y a six ou sept ans. Vers 2018, il est passé professionnel.

Bien que son terrain de prédilection soit le cash-game, Mokri a déjà connu un certain succès en tournois.

Il a accumulé plus de 200 000 $ en cashs live, mais le plus grand succès de Mokri en MTT est venu en ligne sur PokerStars.

Connu sous le nom de « KayhanMok », il a terminé troisième du Main Event des SCOOP à 10 000 $ l’année dernière, pour un gain massif de 791 074 $.

« Je vais peut-être commencer à jouer d’autres tournois maintenant. « , a-t-il déclaré, considérant qu’il a déjà obtenu des résultats exceptionnels malgré un faible volume de tournois.

Mokri peut devenir le quatrième joueur norvégien à remporter le Main Event de l’EPT et le premier en 12 ans. Bien qu’il représente la Norvège, il n’a pas passé beaucoup de temps à la maison ces derniers temps. Cette année, il a été presque toujours sur la route. Voyager et jouer au padel sont les activités préférées de Mokri.

Siège 2 : Jimmy Guerrero, 40 ans, France – 5 100 000

Lorsque Jimmy Guerrero a atteint la table finale du Main Event de l’EPT, il était fiancé à Thi Xoa Nguyen.

Aujourd’hui marié, le couple de poker a un enfant d’un an. Jimmy et Thi sont tous deux des joueurs professionnels, et ils continuent d’arpenter le circuit des tournois live, grâce à l’aide de belle-maman qui s’occupe de leur enfant pendant qu’ils jouent aux cartes.

Jimmy Guerrero a accumulé plus de 1,7 million de dollars de gains en tournois. Sa troisième place à Monte-Carlo pour 406 850 € reste à ce jour son meilleur résultat, mais il n’a besoin que de gratter un palier de plus ici pour établir son nouveau record en carrière. Il est le 9ème français à atteindre au moins deux tables finales EPT.

Pour arriver à la table finale, Jimmy n’a pris que quatre jours. Il était occupé à jouer en cash-game et ne voulait même pas participer au tournoi, un membre du staff l’a convaincu, alors il s’est enregistré au Jour 2 et est même passer chipleader pendant cette journée. C’est sa quatrième place payée sur un Main Event EPT, lui qui pourrait devenir le 11e champion français (le premier depuis Nicolas Dumont à l’EPT Monte Carlo 2018).

Bien qu’avec un petit tapis de 20 blindes à la reprise, Jimmy semble enthousiaste à l’idée de participer à sa deuxième table finale.  » Je m’épanouis quand la table est amusante. Les tables silencieuses, personne ne les aime ! Dans l’ensemble, je pense que cela pourrait être l’une des tables les plus divertissantes de l’histoire de l’EPT « , a-t-il déclaré.

Joueur de live formé à l’école des cercles parisiens, Jimmy Guerrero est un travailleur acharné qui soigne tous les détails pour performer le plus possible à la table. S’il parvient à se sortir de son statut de short-stack, il pourrait clairement devenir l’épouvantail de cette table finale.

Siège 3 : Patrik Jaros, 29 ans, République Tchèque – 14 975 000

Patrik Jaros aime jouer aux jeux vidéo – principalement à World of Warcraft. « Je ne suis pas très bon en sport « , dit-il. Mais il est très solide au poker.

Patrik jouait au poker pour le plaisir avec des amis au lycée. Lorsqu’il a eu 18 ans, il a commencé à rechercher de l’action en live. Au départ, Patrik n’envisageait le poker que comme une source de revenus à temps partiel. Mais au bout d’un an, il a quitté son emploi régulier pour se consacrer entièrement au poker.

Bien qu’il joue principalement en cash-game, Patrik a accumulé plus de 220 000 $ de gains en tournoi. Passant progressivement de petits à de plus gros enjeux, Patrik a amélioré son meilleur score en carrière à plusieurs reprises cette année.

Il devrait le faire à nouveau ici à Barcelone, en transformant sa deuxième participation au Main Event de l’EPT en une somme à six chiffres au moins. Il peut devenir le deuxième vainqueur de l’EPT en République tchèque, après Jan Skampa, vainqueur de l’EPT Prague 2009.

Siège 4 : Fabiano Kovalski, 34 ans, Brésil – 12 925 000

Fabiano Kovalski pourrait être appelé le spécialiste du Main Event de l’EPT Barcelone. C’est la quatrième fois qu’il fait ITM dans ce tournoi, s’ajoutant à ses places payées en 2016, 2018 et 2019. Le deuxième cash a été le plus rémunérateur, puisque Fabiano a failli atteindre la table finale. À l’époque, il s’inclina à la 11e place pour 98 900 €.

Avec plus d’un million de dollars de gains et l’expérience d’un tel parcours sur l’édition 2018, Fabiano Kovalski est en bonne position pour tirer le meilleur parti de sa première apparition en table finale du Main Event de l’EPT.

Et ce n’est pas seulement à Barcelone que Kovalski prospère. Le Brésilien peut se vanter d’avoir gagné près de 5 millions de dollars en ligne sur PokerStars, où il joue sous le nom de « kovalski1 ».

Siège 5 : Giuliano Bendinelli, 31 ans, Italie – 10 700 000

Giuliano Bendinelli participe aux événements de l’EPT depuis plus de dix ans. Il est rentré dans l’argent cinq fois avant le ce tournoi record de l’EPT Barcelone, mais n’a réalisé que des min cash.

Le CV de Giuliano comprend toutefois de nombreux résultats sur des side events. Jusqu’à ce voyage, le meilleur résultat de Giuliano stagnait à 100 000 € pendant neuf ans. À l’époque, il avait remporté un événement à 1 100 € à l’EPT Monte Carlo.

Désormais assuré de dépasser le million de dollars de gains en live, Giuliano Bendinelli établira un nouveau record de carrière grêce à son gain sur l’EPT Barcelone. Il peut rejoindre Salvatore Bonavena et Antonio Buonanno en tant que troisième vainqueur italien du Main Event de l’EPT et mettre fin à huit ans de disette pour le pays.

Siège 6 : Neville Costa, 30 ans, Brésil – 10 550 000

Le joueur brésilien Neville Costa vit à Florianopolis, Santa Catarina. Des home-games aux clubs de poker, il a franchi le pas pour devenir professionnel il y a plusieurs années. Costa a amassé environ 60 000 $ en résultats live déclarés, le meilleur deep run remontant au Monster Stack des WSOP 2014 (47e pour 26 534 $).

Sur PokerStars, Costa utilise le psuedo de « NevilleWeeee ». Il a déjà empoché un prix à six chiffres sur le site en ligne. Il a terminé sixième du Millionaire Maker en ligne des WSOP 2020 pour 288 356 $.

Avec son premier cash au Main Event de l’EPT, Costa est assuré de faire mieux que ce résultat en ligne. Il (ou Kovalski) peut devenir le deuxième champion brésilien, après le titre de Marcelo Simoes Mesqueu lors de la précédente étape du circuit à Monte-Carlo.

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