Saturday, 27th June 2026 16:27
Home / News / Quand jouer les mauvaises mains que l’on pense devoir coucher ?

L’une des leçons les plus précieuses à apprendre au poker est de savoir quand se coucher en cas de mauvaise main. Parfois, il est possible de rester dans la partie, même si l’on dirait que non. Trouver le juste milieu fera de vous un joueur plus équilibré.

Alors, quand jouer les mains que l’on pense devoir coucher ?

En position

Au poker, lorsque vous n’êtes pas en position, vous agissez en premier et vous êtes désavantagé. Lorsque vous êtes en position, vous agissez en dernier. Vous aurez plus d’informations sur les autres joueurs et plus d’options en ce qui concerne les ranges de mise.

Bien qu’il soit préférable de ne pas jouer de mauvaise main, peu importe la position, la position de bouton permet de jouer un plus large éventail.

Vous pouvez par exemple jouer les cartes que vous coucheriez si vous étiez en position initiale, comme les As assortis avec un kicker faible, les connecteurs assortis faibles, les connecteurs assortis à un gap, ou encore des Rois et des Reines de couleur irrégulière.

Votre degré de liberté quant aux cartes que vous pouvez jouer dépend aussi d’autres facteurs, tels que la taille du tapis et la réaction des adversaires. Mais lorsque l’on se trouve en position, il est recommandé de jouer beaucoup de mains.

Avoir les bonnes cotes

Si vous avez entre vos mains un draw ou une main qui a une chance de s’améliorer au tournant et à la rivière, il est important d’évaluer les cotes du pot par rapport à votre équité.

Cela peut paraitre compliqué, mais il s’agit juste de déterminer le nombre d’outs dont vous disposez et les chances que vous avez de toucher ces cartes. Vous pouvez ensuite comparer ces données à la taille de la mise de votre adversaire.

Par exemple, s’il mise 10 $ dans un pot de 20 $, le pot est désormais de 30 $ et vous devez suivre pour 10 $. Cela vous donne une cote de pot de 3:1, vous aurez donc besoin d’une équité de 30 % pour suivre.

Lorsque vous avez un tirage quinte ou couleur, ou même des surcartes au board, vous êtes souvent derrière. Cependant, les chances d’amélioration signifient que vous pouvez toujours suivre si le prix est correct.

 

Les cotes implicites

La cote implicite est un concept qui prend en compte la possibilité de gagner un gros pot en améliorant une main. Les petites pocket pairs sont un bon exemple de main ayant une bonne cote implicite.

Supposons que vous fassiez face à une petite mise préflop et que vous ayez une paire de Trois. Vous décidez de suivre. Il est peu probable que vous ayez la meilleure main sur le flop, donc la plupart du temps vous vous coucherez. Cependant, il peut arriver que vous obteniez un set au flop et que vous puissiez remporter un gros pot face à un adversaire détenant des mains telles qu’une top-paire.

Cet exemple montre qu’il vaut la peine de call une petite mise préflop avec certaines mains faibles pour avoir la possibilité de doubler.

Contre les joueurs loose

Il peut aussi être judicieux de jouer des mains que l’on couche généralement lorsque l’on fait face à des joueurs très loose et agressifs.

Si un joueur relance beaucoup préflop, vous pouvez riposter avec des bluffs de type « three-bet » ou même « four-bet ». S’il bluffe beaucoup post-flop, vous pouvez alors suivre avec des mains que vous auriez normalement couchées. S’ils misent peu pour la valeur, vous pouvez élargir vos ranges de call avec des paires supérieures et intermédiaires plus faibles.

Dans ces situations, il s’agit d’observer suffisamment bien le jeu de votre adversaire pour savoir quand il est approprié de jouer une main que vous auriez généralement couché.

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