Australie : guide de l’équipe pour la Coupe du Monde 2018

Les guerriers du bout du monde
Qualifiés in extremis dans la zone Asie, l’Australie sera tout de même un adversaire menaçant. Ses derniers matchs amicaux ont montré de grands progrès. Et personne n’a oublié sa performance lors de la Coupe du Monde 2006, où les Aussies auraient dû sortir les italiens futurs vainqueurs, sauvés en poule par un pénalty discutable dans les arrêts de jeu du match ultime. Leurs adversaires sont prévenus.
L’Australie sera donc le tout premier adversaire de la France, le 16 juin. Les Aussies devront surtout prendre des points face au Danemark le 21 juin puis face au Pérou le 26 juin pour espérer une qualification dans un groupe où ils apparaissent tout de même comme les concurrents les plus faibles.
Quelle sera la formation de l’Australie ?

L’australie est coachée depuis quelques mois par le néérlandais Lambertus van Marwijk qui a la particularité d’avoir été débarqué des rennes de l’équipe Saoudienne après l’avoir qualifiée. Il partira d’ailleurs à l’issue de la Coupe du Monde. Il devrait apporter un plus à une équipe aussie qualifiée à l’issue de barrage serrés face à la modeste équipe de Syrie.
Son équipe évolue en 4-2-3-1. Dans les buts on retrouve Brad Jones, le portier du Feyenoord Rotterdam. Attention cependant, le gardien de Brighton, Ryan n’a pas dit son dernier mot. La défense australienne est réputée pour être solide et physique. Cela n’a pas été franchement le cas lors des qualifications et le nouveau coach s’est d’abord atelé à corriger ce défaut. Pour ce faire, il a surtout recours à des joueurs évoluant dans le championnat local.
L’expérience des joutes de haut niveau sera apportée au milieu du terrain par le capitaine Jedinak, joueur d’Aston Villa. En attaque par contre, les Australiens présentent des joueurs plus habitués au football européen : Rogic évolue au Celtic Glasgow, Leckie au Herta Berlin et Juric à Lucerne en Suisse.
Enifn, sur le banc, il y a toujours la légende du football des antipodes, Tim Cahill présent dans la sélection et dont l’expérience sera un atout précieux pour son équipe.
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Comment va jouer l’Australie ?

La campagne de qualifications des Australiens a été satisfaisante dans au moins un domaine : l’attaque. Ils ont inscrit 51 buts. En match amical récemment, ils ont même marqués 4 buts face à la République Tchèque. Ses attaquants savent se montrer particulièrement complémentaires. En termes d’occasions obtenues suite à des combinaisons, l’Australie présente même le meilleur poucentage des 32 équipes disputant le mondial, avec 19.3 % des occasions obtenues ainsi. Mais l’efficacité devant le but n’est pas toujours au rendez-vous : seuls 26 % de leurs offensives terminent dans la surface de réparation, une catégorie où ils occupent le dernier rang.
Défensivement, 36.7 % des buts encaissés par les aussies proviennent de centres. Cela dénote une fragilité dans l’axe qui illustre à quel point la sélection australienne a perdu la rugosité qui faisait sa force. On ne doute pas que le nouveau sélectionneur va appuyer sur ce secteur : sa défense n’a pas encaissé de buts sur ses deux derniers matchs amicaux.
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Qui va marquer pour l’Australie ?

L’attaquant de Lucerne, Juric est pour l’instant le premier buteur australien, avec une moyenne de 0.52 buts marqués par match. Mais son taux de réussite de 14.3 % n’en font pas pour autant une grande menace au niveau internationale. Les autres joueurs offensifs ne brillent pas davantage avec des pourcentages de buts par match inférieurs à 0.30 but. Une exception cependant, et elle est de taille : le vétéran Tim Cahill est toujours présent. Avec 0.40 but marqués par match, il reste une menace à surveiller. D’autant plus qu’à l’occasion du mondial russe il pourrait réaliser une performance historique : marquer dans une quatrième Coupe du Monde différente, après ses buts inscrits au Brésil, en Afrique du Sud et en Allemagne lors des précédentes éditions. Une performance que n’ont réalisée que 3 joueurs : Uwe Seeler, Miroslav Klose et le roi Pelé !
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Notre « tuyau » du jour
Même si son recordman de buts, Tim Cahill, figurera bien parmi l’équipe, on mise plutôt sur le milieu de terrain du Celtic, Tom Rogic (9,00), pour terminer premier marqueur australien en Russie. Il a inscrit 8 buts cette année lors de ses 42 apparitions sous le maillot du Celtic.

