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Costa Rica : guide de l’équipe pour la Coupe du Monde 2018

13 juin 2018
6 min

Le Costa Rica, plus qu’un faire-valoir.

Pas de chance pour le Costa Rica, puisque le groupe E est suffisamment relevé pour voir les partenaires de Kaylor Navas ne pas sortir de la phase de poule de la compétition.

Avec le Brésil, la Serbie et la Suisse au programme du premier tour, les Centraméricains devront jouer sur leur statut d’outsider, comme en 2014, ou la surprise avait été une franche réussite. Attention cependant à ne passer à côté, ce qui mettrait un terme à l’aventure internationale de toute une génération. Le Costa Rica jouera le premier match du groupe E, face à la Serbie à la Samara Arena, dans la ville de Samara. Le 17 Juin, autour de 18h00, soit à la fin de la rencontre, nous aurons déjà davantage de certitudes sur le talent et la force de frappe de la sélection costaricaine. 5 jours plus tard, le choc face au Brésil aura lieu à Saint-Pétersbourg avant que la qualification ne se joue sans doute sur le dernier match, où le Costa Rica affrontera la Suisse, à Nijni Novgorod. Attention à la contre-performance en entrée de tournoi, sans doute décisive pour la suite de l’aventure.

Quelle formation pour le Costa Rica ?

Grâce aux données exclusives de notre partenaire Stratabet, nous allons pouvoir mieux comprendre la disposition de l’équipe Costaricaine et tenter de mieux comprendre ses difficultés. D’abord, il est important de connaître l’état d’esprit des 23 du Costa Rica. La Sele est dans la peau d’un outsider, ce qui est une grande première au Mondial, en 5 participations. Après être passé tout près de l’exploit il y a quatre ans, seulement battus par le Brésil au tirs au but, le Costa Rica débarque en Russie en 5-4-1 ou plus probablement en 3-5-1-1 (oui, oui, ça existe.) les deux latéraux sont des valeurs sures du système des Ticos mis en place par Oscar Ramirez. Le sélectionneur mise sur Bryan Oviedo et Christian Gamboa, qui ont le bon et le mauvais rôle. Ils doivent participer au jeu tout en n’oubliant pas qu’ils sont d’abord là pour défendre. Ensuite, il faudra faire attention à Joël Campbell. Il pourrait être la surprise du 11, après un bon exercice avec le Bétis Séville. Cela donnerait davantage de profondeur au jeu des Rouges. Pour le moment, le milieu de terrain très compact est la ligne qui offre le plus de garanties offensives, emmenée par un Guzman revanchard, autour de Borges, électron libre entre les lignes défensives et offensives. Dans une équipe équilibrée de gauche à droite, le Costa Rica devra répartir aussi bien ses actions, qu’il ne l’a fait pendant la phase de qualification. Sous peine de se retrouver à beaucoup courir.

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Comment va jouer le Costa Rica ?

Les forces du Costa Rica sont à situer à l’avant. Plus précisément à gauche du front de l’attaque. Sur les attaques menées par le Costa Rica depuis l’année dernière, plus d’un tiers des opportunités de la Sele vient de ce couloir, le gauche. C’est d’ailleurs l’une des meilleures formations dans cette zone du terrain, puisque le Costa Rica occupe une place dans le top 5. Logiquement, avec un chiffre de centres conséquent, les buts de la tête au Costa Rica sont nombreux. Mais derrière, on assure aussi. D’ailleurs, avec 13,3% des buts encaissés par la Sele sur une tête d’un adversaire, les hommes de base de Kaylor Navas peuvent rassurer leur (petit) gardien. C’est l’une des sélections avec le ratio de buts encaissés le plus bas parmi les qualifiés au Mondial. Mais si les défenseurs centraux sont bons dans le domaine, ils n’ont qu’une influence limitée dans le jeu. Sur les buts encaissés par Kaylor Navas (ou Patrick Pemberton), force est de constater que la défense centrale laisse à désirer. Un but sur deux passe par l’axe. Un jeu trop lent, trop stéréotypé, un peu à l’image des joueurs de couloirs devant, qui n’exploitent pas assez, voir pas du tout les centres à destination des attaquants. Avec moins de 10% d’occasions de but sur centre, le Costa Rica a la sélection la plus faible dans ce domaine. Et aujourd’hui, le travail des latéraux et des joueurs de couloirs est l’une des bases de la réussite d’un club ou d’une nation. Attention donc sur ce point. Urena, s’il débute titulaire la compétition, devra être efficace. Lorsqu’il est en forme, près d’une action sur deux est conclue par le numéro 9 des Ticos.

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Qui va marquer pour le Costa Rica ?

Son nom est apparu quelques lignes plus haut : Urena est le finisseur numéro 1 du Costa Rica. Avant-centre de métier, il sait marquer d’un peu partout dans la surface de réparation. Avec un ratio d’une frappe sur 5 qui fait trembler les filets, il est le joueur à suivre particulièrement. Derrière, c’est un homme sorti du banc, Joël Campbell, qui pourrait être l’autre bourreau des défenses adverses du groupe E. Même s’il n’a pas beaucoup marqué avec la sélection sur ses dernières tentatives, l’ancien Lorientais est un joueur à suivre.

Lui aussi efficace dans la surface, on l’a vu avec son club du Betis Séville cette saison en Liga, il marque autant qu’Urena, un but tous les 3 matches.

Sur le podium, Wallace est une énigme. S’il joue haut, il offrira une solution différente au numéro 9, et une solution de plus sur les seconds ballons offensifs. Encore faut-il comme on l’a vu plus haut, que les centres arrivent à destination.

Enfin, Venegas et Calvo sont eux aussi des joueurs intéressants, dès lors que le ballon arrive dans les trente derniers mètres. Participant au jeu, ils sont de redoutables finisseurs dans la surface, quand le Costa Rica assume le statut de favori. Cela tombe bien, les Américains devraient jouer avec cette étiquette sur au moins l’une de leurs trois rencontres du groupe E.

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Notre « tuyau » du jour

Le Costa Rica fut l’auteur d’une belle surprise en 2014 en terminant premier d’un groupe compose de l’Italie, l’Uruguay et l’Angleterre. De quoi aborder la prochaine compétition estivale avec le plein de confiance. Pour atteindre cet objectif, nous misons sur Joel Campbell, 25 ans, déjà auteur de 15 buts pour son pays, qui pourrait finir meilleur buteur.

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