L’Espagne dans la tourmente

Du jamais vu ! 24 heures tout juste avant que ne soit sifflé le coup d’envoi de la Coupe du Monde en Russie, une équipe (et pas n’importe laquelle, une des favorites, s’il vous plaît !) voit son sélectionneur national destitué.
Les raisons, on les connaît désormais : Julen Lopetegui a eu la mauvaise idée de s’engager contractuellement avec le Real Madrid (laissé sans coach depuis le départ de Zizou), au détriment de ses accords contractuels avec la Roja avec laquelle il venait de prolonger. Un pied de nez à la fédération espagnole qui n’est évidemment pas resté sans suite. Son remplaçant immédiat Fernando Hierro, ancien joueur emblématique de la Casa Blanca et ex-défenseur de l’équipe nationale, semble être un choix à la fois opportuniste (trouver un remplaçant crédible en quelques heures était presque mission impossible) et avisé (si la continuité technique n’est pas garantie, la légitimité du successeur l’est). De quoi perturber les esprits et les plans des Espagnols à quelques heures de leurs débuts stratégiques contre les coéquipiers de Ronaldo ? On imagine bien que oui, et que seul un sursaut d’orgueil pourra faire oublier (un peu) ce coup de tonnerre !

