Russie : guide de l’équipe pour la Coupe du Monde 2018

Les tsars et le prince Smolov peuvent-ils briller chez eux ?
Longtemps considéré sous l’ère soviétique comme l’une des nations les plus redoutables d’Europe, la Russie s’est surtout faite remarquer ces dernières années par son irrégularité.
À l’heure de disputer son mondial, les joueurs russes ont-ils réellement les moyens de briller dans cette compétition ? Eléments de réponse.
La Russie inaugurera son mondial face aux modestes saoudiens, le 14 juin prochain. Mais les choses pourraient se compliquer dès le second match, le 19 juin, face à une Egypte dont on sait qu’elle n’est pas à prendre à la légère. Le dernier match de la sélection russe qui promet d’être décisif pour le classement final la verra affronter l’Uruguay de Suarez et Cavani le 25 juin.
Quelle sera la formation de la Russie ?

Les données exclusives de notre partenaire Stratabet nous donnent des indices sur la façon dont Stanislav Tchertchessov le sélectionneur russe nommé après l’échec de l’euro 2016 devrait composer son équipe.
Depuis début 2017, la sélection russe évolue le plus souvent sur un schéma en 3-5-2. Une organisation qui ne donne pas toutes les garanties, la défense russe encaisse beaucoup de buts, comme le montrent les 3 encaissés en mars face à la France, survenus quelques jours après les 3 pris contre le brésil.
Dans les cages russes, on trouve pourtant un des éléments les plus expérimenté de la sélection, le gardien Igor Akinfeev, 32 et 104 sélections au compteur. Devant lui, Vladimir Granat et Fedor Kudryashov tenteront de faire montre de leur complémentarité éprouvée en club, puisqu’ils sont tous deux pensionnaires du Rubin Kazan.
En attaque, le fer de lance sera Fedor Smolov, l’attaquant de Krasnodar qui aura la charge de porter une attaque là aussi plutôt atone sur les dernières sorties de l’équipe russe.
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Comment va jouer la Russie ?

Dans chaque secteur de jeu, la sélection menée par Stanislas Tchertchessov se situe dans la moyenne des buts marqués. Les défenseurs apportent leur écot aux buts marqués à hauteur de 20% tandis que la moyenne générale des 32 équipes est à 21 %. Le jeu de tête de Kutepov le défenseur central du Spartak Moscou, du haut de ses 191 centimètres représente un atout offensif sur les phases arrêtées autant qu’une tour de contrôle efficace dans le jeu aérien.
Le milieu de terrain regroupé autour de 5 éléments, se situe lui aussi dans la moyenne en termes d’efficacité devant le but : avec 42% de buts marqués pour une moyenne de 41% affichée par l’ensemble des équipes. L’attaque russe se situe également dans la moyenne, avec une efficacité de seulement 2% au-dessus de l’ensemble des nations qualifiées, soit un ratio de 38 % pour une moyenne générale de 36 %. L’efficacité du milieu russe pourrait augmenter si le sélectionneur intègre à l’équipe titulaire Alan Dzagoïev, le joueur du CSKA Moscou, qui, avec 9 buts en 56 sélections présente un des meilleurs total des joueurs sélectionnés.
Enfin, sur la distribution du jeu en fonction des côtés, la Russie ne diffère pas de ses autres statistiques : le jeu est équilibré entre l’axe et les côtés gauche et droit. SI l’axe est légèrement supérieur à la moyenne général, le côté gauche se situe dans la moyenne basse. Toutes ces statistiques confirment le sentiment observé sur le terrain et la lecture des derniers résultats de l’équipe du pays organisateur : une sélection somme toute assez moyenne.
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Qui marquera des buts pour la Russie ?
Avec un total de 12 buts en une trentaine de élections, l’attaquant Fedor Smolov du FC Krasnodor sera l’élément offensif déterminant de la sélection russe. L’avant-centre sort d’une saison correcte en championnat au cours de laquelle il a inscrit 14 buts. Avec un taux de 21% de réussite devant le but, il demeure un attaquant qui tente beaucoup, mais qui devra encore progresser dans ce domaine pour briller au niveau mondial.
Autre atout offensif pour les russes, Alexei Miranchuk, l’attaquant du Lokomotiv Moscou, qui présente une moyenne supérieure, avec 0.5 buts marqués par match, même s’il est moins actif que son compère Smolov, avec 12 tentatives contre 28 pour son alter ego.
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Notre « tuyau » du jour
Les Russes, hôtes de la compétition, ont participé à onze phases finales de la Coupe du Monde, atteignant en 1966 leur meilleure place dans la compétition (4ème). Nous misons sur une élimination des Russes en 8èmes de finale (avec une cote de 2,50)


