Suisse : guide de l’équipe pour la Coupe du Monde 2018

La Suisse, nouveau maillon fort Européen ?
Ils étaient 17 de la sélection finale helvétique à faire partie de l’aventure Euro 2016. La Suisse se présente avec pas mal de certitudes en Russie : celle d’avoir un effectif bourré d’expérience, même si le mélange de cadres et de jeunes joueurs pourrait déstabiliser une Nati plus habituée à voir jouer les anciens.
Avec ces 23-là, il faudra faire mieux qu’au Brésil il y a 4 ans, c’est à dire passer l’obstacle du premier match à élimination directe et se qualifier pour les ¼ de finale du tournoi. Difficile, mais jouable. Du côté de Vladimir Petkovic, le sélectionneur, on s’imagine même faire mieux que le meilleur résultat de l’histoire de ce pays en Coupe du Monde : passer les ¼, ce que n’avaient pu réaliser les aïeux Helvètes, en 1954… En Suisse.
Quelle formation pour la Suisse ?

Grâce aux données exclusives de notre partenaire Stratabet, nous allons pouvoir mieux comprendre la disposition de l’équipe Suisse et tenter de mieux comprendre les difficultés. Dans un 4-2-3-1 avec un solide milieu de terrain qui joue finalement à 5 sur deux lignes, la Suisse mise sur ses talents principaux, Granit Xhaka et Valon Behrami à la récupération, Blerim Dzemaili devant, et un électron libre, Xherdan Shaqiri, capable de débuter à droite, mais très vite, de se balader latéralement sur tout le front de l’attaque. D’ailleurs, ce milieu est beaucoup plus porté vers l’avant que les différents attaquants Suisses, qui ne représentent qu’un tiers des occasions crées pour la Nati. Haris Seferovic aura donc une tâche importante, être le dynamiteur tant attendu de l’autre côté des Alpes. Son sélectionneur le sait bien, le bât blesse devant chez les Rouges. C’est sans doute pour cela que la Suisse a été la dernière à livrer sa liste définitive, et c’est aussi pour ça qu’un attaquant a été rajouté presque en dernière minute à la sélection. Sûre de ses choix, on voit mal la Nati changer de système tactique, tant ce 4-2-3-1 est ancré dans l’esprit des joueurs. Mais si des jeunes joueurs venaient à prendre le pouvoir, alors, peut-être qu’un système plus offensif, avec une pointe mais un milieu offensif de plus, verrait le jour. On l’a bien vu contre l’Espagne, la Suisse n’est pas figée… Comme sur ses horloges, le temps tourne, et les systèmes avec lui.
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Comment va jouer la Suisse ?

Haris Seferovic et son mètre 84 : l’attaquant du Benfica Lisbonne sera la force de frappe numéro 1 durant le Mondial Russe. Près d’une occasion sur deux implique ce joueur. Il faut dire qu’il est en général bien aidé par des latéraux qui jouent très haut, à l’image de son capitaine, Stéphane Lichtsteiner, nouveau défenseur latéral d’Arsenal. D’ailleurs, l’ancien Juventino est bien resté pour se préparer avec sa sélection et n’est donc pas allé en Angleterre pour une séance photo avec son nouvel équipement sur le dos. Et il a bien fait, car beaucoup d’occasions adverses proviennent de son couloir. Il faut dire aussi que l’ancien Lillois a eu avec ses partenaires de défense à la Juventus Turin des hommes capables de compenser ses nombreuses montées. Moins avec sa sélection. Et si le reste de la ligne défensive n’est pas aussi puissante que celle des Bianconeri, malgré la présence de Rodriguez, l’un des tous meilleurs arrières gauches de Serie A, son dernier rempart est un Gigi Buffon à la sauce Helvète. Sommer est le gardien au taux d’arrêts le plus impressionnant des 32 qualifiés depuis un an et demi.
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Qui va marquer pour la Suisse ?

Ils sont nombreux à pouvoir scorer. Mais encore faut-il être efficace dans le dernier geste. Malheureux sur ses dernières sorties, Shaqiri sait se transformer dans les grands rendez-vous. Nous misons sur une côte à la sortie du mondial bien supérieure à son 0,24 but par match avec la Suisse. Zuber, de l’autre côté est un milieu habitué à jouer à gauche ou dans l’axe. Et peu d’autres sélectionnés peuvent se targuer d’être décisifs hors de la surface, lui l’est. Ricardo Rodriguez n’est pas seulement un passeur décisif, c’est aussi le tireur attitré des coups de pieds arrêtés. Coups francs et penalties. Ça tombe bien, sur ses 6 derniers tirs, 2 ont été convertis en but. 2 fois un penalty. Seferovic marque lui un but tous les deux matchs et possède cet instinct du buteur, puisqu’il frappe 90% du temps dans la surface. Mais pour un taux de conversion occasions/buts famélique. Enfin, Dzemaili est le joueur au ratio le plus fort de ce top 5, avec un peu plus d’un but tous les deux matchs. Il faudra aux Suisses être plus efficaces pour sortir du groupe. Mais la 2e place est tout à fait accessible. Le Brésil au dessus, un mini-championnat à 3 est à envisager.
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Notre « tuyau » du jour
Confrontée dans son groupe au Brésil, au Costa Rica et à la Serbie, la Suisse n’a pas eu un tirage facile qui lui garantisse la qualification en 8èmes. Malgré une place de 6ème au classement FIFA des nations, les Suisses se sont vus privés de la place de 1er dans leur poule qualificative au profit des Portugais (défaite 2-0) et ils auront sûrement à cœur de se racheter cet été.

