On parle de flush, ou de couleur, pour désigner cinq cartes de la même couleur. Cela se produit un peu plus de 3 % du temps à la rivière avec une main de départ qui contient deux cartes de même couleur. Il est encore plus rare d’obtenir une flush au flop.
L’obtention d’une couleur ne se produit qu’environ 0,8 % du temps avec une main de départ qui contient deux cartes de la même couleur. Lorsque vous obtenez une couleur au flop, vous devez avoir une main très forte et bien déguisée pour miser.
La couleur est la cinquième main dans le classement des mains au poker, derrière la quinte flush royale, la quinte flush, le carré et le full.
Alors, comment jouer une couleur au flop ? Voici cinq choses à faire et à ne pas faire.
À faire : penser à sous-jouer ses flushs floppées
Sous-jouer n’est généralement pas recommandé, mais obtenir une flush au flop est une chance à saisir. Il s’agit d’une main suffisamment forte pour que vous n’ayez pas à vous inquiéter d’être battu, bien que les flushs plus faibles soient tout de même quelque peu vulnérables.
Sous-jouer permet également aux adversaires de continuer à participer au pot en misant ou en suivant dans les streets suivantes avec des mains marginales. Vous chercherez toujours à jouer pour les stacks au tournant et à la rivière. Les adversaires peuvent également essayer de bluffer ou de semi-bluffer si vous montrez un signe de faiblesse en checkant.
Le fait de sous-jouer occasionnellement des flushs floppées protège également votre range de check en variant les mains que vous pourriez avoir lorsque vous checkez derrière. Ainsi, bien que vous devriez généralement miser et relancer, sous-jouer est une option valable dans cette situation.
À ne pas faire : trop s’accrocher aux flushs faibles
Flopper une couleur est l’une des sensations les plus excitantes au poker, car vous avez généralement la meilleure main et de nombreuses opportunités d’être payé en retour. Cependant, les flushs peuvent toujours être battues et les flushs faibles sont vulnérables si des cartes assorties tombent au tournant ou à la rivière.
Par exemple, disons que vous avez suivi une relance dans la grosse blinde avec un petit connecteur adapté comme Quatre-Cinq de carreau. Vous avez touché une couleur au flop, mais un autre carreau arrive au tournant. L’autre joueur commence à devenir plus agressif, ce qui vous met sous pression.
Dans ce cas, il est possible que l’autre joueur ait obtenu une meilleure couleur au tournant. S’il a une couleur supérieure à l’As ou au Roi, ou toute autre carte supérieure à la vôtre, vous êtes battu et n’avez aucune chance de vous en remettre.
Cela ne signifie pas que vous devez toujours vous retirer lorsque le board se termine par une quatrième carte de couleur mais il est néanmoins recommandé de ralentir le rythme du pot au cas où vous seriez battu.
À ne pas faire : prendre les devants sur le flop
Dans les rares cas où vous obtenez une flush au flop, il peut être tentant de prendre les devants et de miser depuis votre position. Ce n’est généralement pas une bonne idée.
Si vous êtes faites un call préflop, en règle générale, vous checkez la quasi-totalité de votre range au relanceur. Si vous commencez à mener avec des mains comme des flushs floppées, vous devenez incroyablement prévisible. Cela affaiblit également votre range de check, offrant une autre façon pour les adversaires de vous exploiter.
Avec une couleur floppée, vous devriez toujours checker le relanceur, voir comment il agit et ensuite répondre pour obtenir le plus de jetons possible dans le pot.
À faire : alterner les check-call et les check-raise
Avec un flush floppée, vous chercherez généralement à obtenir le plus d’argent possible dans le pot. Pour y parvenir, il faut souvent de faire un check-raise. Vos adversaires seront forcés de suivre avec des tirages couleur forts, des paires et des sets.
Cependant, si vous faites toujours check-raise, vous courez à nouveau le risque de révéler la force de votre main. Le fait de check-raise oblige également les adversaires à coucher une grande partie de leur range. Les joueurs serrés, en particulier, reculeront rapidement face à vos check-raises.
Le fait d’alterner avec des check-calls peut aider à équilibrer cette situation et à empêcher les autres joueurs de prédire quand vous avez une main monstrueuse. Lorsque vous faites un check-call, vous pouvez envisager de faire un check-raise au tournant ou de prendre l’avantage sur les prochaines streets.
À faire : faire en sorte que les calling stations soient payantes
Vous n’aurez pas besoin de sous-jouer votre couleur ou d’avoir recours au check-call si vous êtes face à des calling stations. Dans ce cas, il est conseillé de miser sur les trois streets pour qu’ils vous suivent avec une main plus faible comme une paire par exemple.
Beaucoup de joueurs aux micro et petits enjeux sont passifs et ont du mal à coucher leur main, quelle qu’elle soit. Pour les exploiter, il faut chercher à augmenter les mises et à les faire payer.
