Ils ne sont plus que 6 à pouvoir briguer le titre du Main Event de l’European Poker Tour de Barcelone 2026. Retrouvez notre présentation de tous les finalistes, et suivez la table finale intégrale en vidéo !
Ils étaient 1 823 (en nombres d’entrées), il en reste 6, assurés de repartir avec un minimum de 278 950 €. Mais bien sûr tous rêvent de décrocher le trophée, et le premier prix de 1 370 050 €.
Après une journée comme toujours riche en émotions et dont vous pouvez retrouver le résumé des temps forts sur notre article complet sur le Jour 6, on retrouvera donc pour cette seconde partie de table finale un Italien, un Espagnol, un Chinois, un Néerlandais, un Irlandais, et un Libanais.
C’est l’Italien Manuel Ferrari qui relancera les débats en position de chip leader, d’une courte tête face à Jose Criado. Le dernier Espagnol et fortement soutenu à domicile, rêve de devenir le premier joueur ibérique à remporter cet EPT à la maison.
En queue de peloton, le Libanais Nicolas Chouity conserve une chance de remporter son deuxième titre EPT après Monte-Carlo en 2010.
Les joueurs reprendront pour 5 mains au niveau 32 sur des blinds à 100 000/200 000 et BB ante de 200 000.
Le Chip count au redémarrage de la Table finale à 6
| POS | NOM | PAYS | JETONS | BB |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Manuel Ferrari | 🇮🇹 Italie | 16 100 000 | 81 |
| 2 | Jose Criado | 🇪🇸 Espagne | 15 775 000 | 79 |
| 3 | Xiaosheng Zheng | 🇨🇳 Chine | 11 200 000 | 56 |
| 4 | Lukas van Eeden | 🇳🇱 Pays-Bas | 5 075 000 | 25 |
| 5 | Michael Dwyer | 🇮🇪 Irlande | 4 550 000 | 23 |
| 6 | Nicolas Chouity | 🇱🇧 Liban | 1 975 000 | 10 |
L’échelle de gains restants
| POS | GAIN |
|---|---|
| 1 | 1 370 050 € |
| 2 | 857 800 € |
| 3 | 612 700 € |
| 4 | 471 250 € |
| 5 | 362 500 € |
| 6 | 278 950 € |
Streaming vidéo de la Table finale
Retransmission à suivre à partir de 15h avec les cartes privatives des joueurs et un délai dynamique (sans les pauses), le tout avec les commentaires de Benny & Yu. Également disponible une version mobile.
Présentation des 6 finalistes
Biographies offertes par le service de presse de PokerStars.
Siège 1 - Xiaosheng Zheng, 40 ans
(de Foshan, Chine)
Nouveau visage sur l’European Poker Tour, Zheng Xiaosheng est pour autant un habitué des tournois live avec plus de 2,5 millions de dollars de gains à son actif. Âgé de 40 ans et originaire de Foshan, il se décrit comme un joueur semi-professionnel. Il explique travailler dans le trading, mais décrit son activité comme très flexible, ce qui lui laisse beaucoup de temps pour voyager et jouer au poker.
Il ne s’agit que du deuxième Main Event EPT de Zheng et du premier disputé sur le continent européen. Ses débuts remontent à Chypre il y a deux ans, où il avait terminé en dehors des places payées. Mais il adore Barcelone et l’EPT, et a déjà laissé entendre que nous pourrions le retrouver à Prague, voire sur d’autres étapes l’année prochaine. « L’EPT est très professionnel et propose toujours de gros prizepools », explique-t-il pour décrire ce qui l’incite à poursuivre son aventure sur le circuit.
Zheng aborde ce Main Event EPT jour après jour, en essayant de ne pas se projeter trop loin. Il affirme également adorer la cuisine barcelonaise. « Je fêterai ça dans un bon restaurant… que je gagne ou que je perde. » D’ores et déjà assuré de signer le cinquième gain à cinq chiffres de sa carrière live, il quittera forcément les lieux avec le sentiment du devoir accompli. Il pourrait aussi devenir le premier Chinois à remporter un Main Event EPT, une motivation supplémentaire à l’approche de la finale.
Siège 2 - José Luis Criado, 32 ans
(d’Almeria, Espagne, vit en Andorre)
Connu simplement sous le surnom de « JJ », Jose Luis Criado est né à Grenade, mais a grandi à Almeria, qu’il considère comme sa ville natale. Criado vit désormais en Andorre avec son épouse, qui attend leur premier enfant et qui l’a rejoint à Barcelone. Il n’a disputé que deux tournois lors de ce festival : le Main Event du PokerStars Open et le Main Event de l’EPT, avant de retourner en Andorre entre les deux.
Ce résultat marque véritablement l’éclosion de Criado. Il n’a commencé à jouer au poker qu’il y a quatre ou cinq ans, dont les trois premières années en tant que joueur récréatif. Désormais, il travaille sérieusement son jeu et aspire à devenir professionnel à plein temps.
À 32 ans, il possède une solide expérience des paris sportifs, sa transition vers le poker n’étant donc pas vraiment une surprise. Il bénéficie également de l’entourage de joueurs tel que son compatriote et autre finaliste, Gerard Carbo. Les deux hommes sont de très bons amis et voyagent souvent ensemble sur les tournois live.
Criado reste un grand passionné de sport. Il se déplace dans toute l’Europe pour assister à des matchs de football et arbore sur l’avant-bras gauche un tatouage représentant son équipe favorite : le Real Betis. Juste en dessous figurent trois cartes de poker : deux valets et un as, en référence à son surnom dans le milieu des paris sportifs.
Désormais, il se fait un nom dans le monde du poker et espère devenir le deuxième Espagnol à remporter un titre EPT, après Adrian Mateos. Criado l’avait déjà annoncé après le Jour 4, lorsqu’il avait terminé la journée avec le chiplead : « Je serai le prochain champion EPT », avait-il lancé en riant. Il n’est désormais plus qu’à quelques encablures de transformer cette prédiction en réalité.
Siège 3 - Lukas van Eeden, 40 ans
(de Voorburg, Pays-Bas)
« C’est un rêve qui devient réalité » : voilà comment Lukas van Eeden, entrepreneur néerlandais et passionné de poker décrit son accession en table finale d’un Main Event EPT, sa première place payée en Main Event EPT. « C’est ma troisième fois à Barcelone ces dernières années mais mon premier gros résultat et j’en savoure chaque instant. J’adore ce jeu et c’est incroyable de vivre ça. » Avec un gain à 6 chiffres assuré, ce conseiller en achats et gestionnaire de contrats va exploser son total de gains en live, jusqu’alors d’un peu plus de 70 000 dollars avec un meilleur score à moins de 15 000 $.
Il partage l’ultime table avec un autre Néerlandais, Joris Ruijs. « Je ne le connaissais que de nom mais grâce à ce deeprun, nous avons fait connaissance aux pauses et même dîné ensemble avec d’autres Néerlandais. » Sa compagne Sandra l’a rejoint il y a quelques jours à Barcelone mais devra patienter encore un peu avant de profiter du soleil et des vacances prévues.
Siège 4 - Michael Dwyer, 61 ans
(de Dublin, Irlande)
« Pour moi, le poker de tournoi est d’une beauté absolue. C’est l’un des plus beaux jeux jamais inventés », déclarait Michael Dwyer l’an dernier dans le podcast de Mario Rosenstock.
Dwyer a travaillé pendant 15 ans dans l’industrie agroalimentaire avant de tenter sa chance en 2000 et de devenir un entrepreneur à succès. Il a fondé Pigsback.com, une plateforme proposant des offres promotionnelles et un programme de récompenses, qu’il a revendue 19 ans plus tard pour environ 25 millions d’euros.
Il a ensuite décidé de se consacrer à la quête de gloire dans le poker. Il connaissait déjà bien le jeu, ayant enregistré son premier gain lors de l’Irish Open 2005. Mais après la vente de son entreprise, Dwyer a décidé de « se mesurer aux jeunes esprits » et de les affronter aux plus hautes limites. Plusieurs coachs l’ont aidé à travailler la théorie et il s’est également entouré d’un coach mental, Andy Black.
En 2024, Dwyer avait signé un énorme gain online de 1,3 million de dollars, prouvant déjà que le poker n’était pas réservé aux plus jeunes. Il a désormais l’occasion de dépasser ce résultat en remportant le Main Event de l’EPT Barcelone 2026. Avant ce deep run, son meilleur résultat live était une cinquième place dans un tournoi EPT Second Chance pour 86 350 €.
Dwyer et son frère John ont tous les deux atteint les places payées dans ce tournoi, John ayant remporté 15 050 € pour sa 105e place. Premier chip leader du tournoi à la fin du Jour 1A, Michael est désormais en finale et tentera d’offrir à l’Irlande son troisième titre EPT.
Siège 5 - Nicolas Chouity, 40 ans
(de Beyrouth, Liban)
Voilà une 16e place payée sur un Main Event EPT pour Nicolas Chouity ! Il est le seul ancien champion encore en lice et espère devenir le cinquième joueur à remporter deux titres EPT, et seulement le quatrième à réaliser cet exploit en live. Mais Chouity, qui a fêté ses 40 ans la semaine dernière, ne se projette pas trop loin. « Si ça arrive, ça arrive, dit-il. Je fais ce que je peux. »
Sa victoire lors de la Grande Finale de l’EPT en 2010 à Monte-Carlo reste l’une des tables finales les plus dominatrices de l’histoire de l’EPT. Il disposait d’un énorme tapis et avait littéralement écrasé ses adversaires jusqu’à décrocher le gigantesque gain d’1,7 million d’euros.
Seize ans plus tard, il reconnaît qu’il apprécie généralement davantage d’autres formats que le Main Event. « En général, les High Rollers, parce qu’ils sont plus courts, explique-t-il. Mais une fois qu’on va loin dans ce genre de tournoi, l’adrénaline monte. »
La longévité de Chouity est remarquable. « Gagner est toujours aussi excitant », affirme-t-il lorsqu’on lui demande ce qui le pousse à continuer. Chouity aime toujours autant voyager et participe à deux ou trois étapes chaque année. Il est désormais devenu le premier joueur libanais à atteindre deux tables finales EPT.
Siège 6 - Manuel Ferrari, 34 ans
(de Caldonazzo, Italie)
« Je veux vraiment un titre EPT », déclarait Manuel Ferrari en juin 2025 après sa victoire du PokerStars Open Malaga. Un rêve qui pourrait devenir réalité un peu plus d’un an plus tard ici, à Barcelone. Quelques mois plus tard, l’Italien décrochait un autre titre PokerStars, celui du PokerStars Open High Roller à Campione.
« J'adore les festivals PokerStars et Barcelone est mon étape préférée, proclame le joueur originaire de Caldonazzo, un village au pied des Dolomites dans le Nord-Est de l’Italie. Ce n'est que mon troisième Main Event EPT disputé après Barcelone l'an passé et Paris. Après mes titres PSO Main Event Malaga et PSO High Roller Campione, il ne me manque plus qu'un troisième trophée PokerStars, celui du Main Event EPT ! »
L’objectif est donc clair pour celui qui joue au poker depuis 2010 mais qui s’est mis à étudier les aspects plus techniques du jeu seulement après la période COVID. Un sérieux qui s’est avéré payant cette dernière année, grâce également à son groupe de travail et à son entourage familial.
Chipleader depuis la fin du Jour 5 et un hero call contre le Lituanien Matas Cimbolas, Ferrari pourra compter sur le soutien dans le rail de son ami Luca Bernardi, un autre professionnel italien, et celui de toute la communauté italienne pour succéder à Giuliano Bendinelli, vainqueur ici-même en 2022.
Bonus : Portrait des 3 autres finalistes (éliminés hier)
7e / 214 600 € - Gerard Carbo, 34 ans
(de Forcall, Espagne, vit en Andorre)
L’an dernier, Gerard Carbo avait terminé 10e de la catégorie Medium de la PokerStars Live League grâce à 26 places payées sur le circuit live PokerStars, dont la plus belle obtenue lors du Main Event du PokerStars Open Malte, où il avait décroché la deuxième place pour 264 650 €.
Carbo est un professionnel online bien connu. Il joue au poker depuis ses 18 ans et a enregistré ses premiers gains en live dès 2014. Très respecté au sein de la communauté espagnole, il est considéré comme l’un des meilleurs réguliers des moyennes limites.
Il s’agit de sa neuvième place payée sur un Main Event EPT, la plus importante de sa carrière. Carbo avait déjà frôlé la table finale lors de l’EPT Chypre 2023, mais avait échoué aux portes de celle-ci en terminant 11e. Cette fois, il repart avec un gain à six chiffres, qui viendra s’ajouter à ses 1,3 million de dollars de gains en carrière.
Il y a quelques années, Carbo a commencé à fréquenter une autre joueuse professionnelle, Soraya Estrada. Ils sont désormais mariés et participent tous les deux régulièrement au circuit PokerStars Live. Ils vivent en Andorre et passent souvent du temps avec Jose Luis Criado et son épouse. Se retrouver tous les deux en table finale à Barcelone est donc une expérience presque surréaliste pour Carbo et Criado. Tous deux ont qualifié la situation de complètement folle et Criado a désormais l’occasion d’inscrire son nom dans l’histoire, avec la possibilité de décrocher le deuxième titre EPT espagnol.
8e / 165 050 € - Edward Pak, 32 ans
(de Corée du Sud, vit à Los Angeles, États-Unis)
La famille d’Eddie Pak est originaire de Corée du Sud. « Je suis le seul à être né aux États-Unis », explique Pak, né à Washington D.C. et qui vit désormais à Los Angeles. Âgé de 32 ans, il est joueur professionnel après une expérience dans le secteur de la technologie ainsi qu’un master en management. Il compte jusqu’à présent plus de 3,2 millions de dollars de gains en tournois, dont la majeure partie a été remportée à l’issue d’un deeprun au Wynn Las Vegas, qui lui avait rapporté 2 millions de dollars.
Mais plutôt que de mettre ce résultat en avant, Pak souhaitait qu’un autre élément ressorte de sa biographie : « Je n’ai jamais remporté de tournoi live. Ce serait formidable de me débarrasser enfin de ce poids et, si je pouvais le faire sur un EPT, ce serait sans doute le plus beau sentiment de ma carrière. »
Il s’agit du tout premier Main Event EPT de Pak. Il s’est dit impressionné par l’organisation, le staff et l’application. Il prévoit déjà de revenir en Europe l’année prochaine pour participer à davantage d’étapes. Il explique également être en contact avec Stephen Song, qui avait remporté ce même tournoi il y a deux ans. L’un des atouts de Pak pourrait être son expérience des tables finales diffusées en streaming. « Je ne ressens aucune pression », affirme-t-il. Sa famille le suit à distance et l’encourage dans son aventure.
Représentant la Corée du Sud, Pak aurait pu offrir à son pays son tout premier titre EPT. Deux joueurs coréens avaient déjà atteint une table finale : Gab Yong King avait terminé 4e de l’EPT Prague 2022, tandis que Jaehyung Park avait pris la troisième place deux ans plus tard, sur la même étape.
9e / 126 950 € - Joris Ruijs, 35 ans
(de Rotterdam, Pays-Bas, vit à Malte)
Joris Ruijs a découvert le poker à l’adolescence, gravissant progressivement les échelons, des freerolls et des parties en micro-limites jusqu’à devenir l’un des joueurs de tournois online les plus respectés au monde. Il travaillait comme chef cuisinier lorsqu’il a commencé à jouer mais a rapidement dépassé ses revenus en cuisine grâce au poker et n’a plus jamais exercé un autre métier depuis.
Aujourd’hui âgé de 35 ans, il affiche près de 5,9 millions de dollars de gains en tournois live, auxquels s’ajoutent des sommes encore plus importantes remportées online, où il joue sous le pseudonyme « BillLewinsky ». Il compte notamment deux titres SCOOP et deux titres WCOOP, tous remportés depuis 2019.
Ruijs occupe actuellement la sixième place sur la All-Time Money list néerlandaise. Il a toutefois quitté les Pays-Bas pour continuer à jouer online, posant ses valises successivement au Mexique, en République dominicaine, au Costa Rica et à Malte, où il réside désormais.
La saison EPT de Ruijs est remarquable, avec de très beaux deepruns à Paris, Monte-Carlo et maintenant Barcelone. En février dernier, il avait échoué aux portes de la table finale officielle du Main Event EPT Paris, terminant neuvième pour 106 150 €. Il a ensuite fait encore mieux en remportant le Main Event du PokerStars Open dans la Salle des Étoiles de Monte-Carlo, pour un gain de 317 398 €.
Il semblait destiné à atteindre tôt ou tard sa première table finale d’un Main Event EPT. « Évidemment, c’est génial de disputer cette finale, c’est très intense aussi mais j’en suis très reconnaissant, a déclaré Ruijs. Bien sûr, j’ai acquis beaucoup d’expérience ces dernières années en participant à ce type de tournois. » Comme à Paris, il prend la 9e place et abandonne le rêve de devenir le neuvième Néerlandais à soulever le trophée et le premier depuis Gilles Simon.
Les 9 finalistes hier encore au complet.
