Friday, 12th April 2024 14:30
Home / SIMON WICIAK VAINQUEUR DE L’EPT BARCELONE POUR 1 134 375 €

C’est l’histoire d’un mec, Simon Wiciak, qui lâche sa première bullet à 5 300 € sur le Main Event de l’EPT. Le Jour 1A. Il est à Barcelone depuis quelques jours, ça se passe plutôt mal sur les tournois. Son coloc Yannick Cardot run bad également, Simon se retrouve en AirBNB tout seul, sa copine doit reprendre le travail. Il est dans son lit, le matin du Jour 1B et se demande s’il ne va pas rejoindre sa chérie et quitter cette ville de Barcelone où le poker ne se passe pas comme il avait prévu… ou s’il ne va pas se contenter de jouer un petit Side Event. Et puis, une discussion avec son ami Antoine Saout, avec qui il a partagé une villa à Vegas en 2022, le convainc d’aller s’inscrire en late reg sur le Jour 1B. Simon Wiciak tombe à 9 000 après deux heures de jeu, maudit un peu Antoine, en se disant qu’il aurait peut-être mieux fait de rester dans son lit. 6 jours plus tard, Simon Wiciak remporte l’EPT Barcelone, un an après la place de runner-up de Jimmy Guerrero, et devient millionnaire.

Simon Wiciak supportés par ses potes d’enfance

Un début de table finale compliqué

Chipleader à l’entame du Jour 7, comme les deux précédentes journée où il a fait étalage de tout son talent cartes en main, avec quelques games déjà légendaires au passage, Simon Wiciak semblait un peu dispersé sur le début de la table finale. D’habitude si brillant dans ses lectures, on le voyait faire plusieurs mauvais folds de suite, permettant au brésilien Joao Sydenstricker de revenir sur ses talons. On pensait même que le rêve pouvait virer au cauchemar quand notre français a fait doubler le canadien Santiago Plante avec AQ contre Q10, son adversaire trouvant une couleur pour repasser devant et se replacer.

Une ambiance qui pousse Simon à se dépasser

Galvanisé par le rail, que ce soit par les chants des supporters brésiliens ou le soutien de ses potes venus de loin pour l’encourager, Simon Wiciak se reprend et pratique de nouveau le poker appliqué qu’on lui connaît. « Ca me rappelait un peu quand je faisais du foot. Ca crée une ambiance où t’as envie de te dépasser ! », me confiait Simon.

Sa victime préférée, alias Carl Shaw, en a fait les frais, quand Simon Wiciak parvient à déjouer un bluff avec hauteur as. Pendant ce temps-là, même si ce n’est pas Simon qui en profite directement en terme de jetons, trois joueurs se retrouvent au tapis, Ezequiel Waigel (6ème), André Akkari (5ème) et Santiago Plante (4ème). Les trois derniers joueurs en lice sur le deuxième plus gros EPT de l’Histoire se retrouvent avec sensiblement le même stack et envisagent rapidement un deal.

Le clan brésilien a mis le feu pendant toute la table finale

Un deal est conclu entre Simon Wiciak, Joao Sydenstricker et Carl Shaw

Estimant avoir un edge sur ses adversaires, Carl Shaw aurait pu faire capoter le deal. Le joueur anglais réclame plus que ce que lui réserve l’ICM. Mais, après une discussion assez courte, les trois hommes parviennent à trouver un terrain d’entente, en ne laissant que 108 975 € à la gagne et en s’assurant tous des gains confortables, deux joueurs sont assurés de devenir millionnaires, Joao Sydenstricker s’assure 1 048 550 € et Simon Wiciak 1 025 400 € tandis que Carl Shaw sécurise 901 070 €. Interrogé après sa victoire, Simon Wiciak nous confiait qu’il aurait pu refuser mais que « 400k€, c’est quand même beaucoup d’argent ». Et que tout pouvait aller très vite d’un côté ou de l’autre. Conseillé par Antoine Saout pendant cette période toujours particulière du deal, Simon Wiciak a fini par accepter.

Ce deal a sans doute tout changé sur cette table finale, Carl Shaw s’est ensuite envoyé en l’air. « Le joueur anglais avait beaucoup d’ego, et je sentais qu’il allait se chauffer juste après le deal », dira Simon après sa victoire. Il est probable aussi que Joao Sydensticker ait changé de vitesse suite à ce deal. Très sérieux tout au long de la TF, le coach brésilien vainqueur du Sunday Million n’avait que très peu bluffé jusqu’au heads-up. Il a grappillé quelques petits pots en affichant une agressivité nouvelle et a tenté un énorme bluff sur la dernière main.

Un deal est conclu entre les trois derniers joueurs de l’EPT Barcelone

Un call de mutant pour remporter le titre

En tant qu’observateur, on aime plus que tout voir un joueur faire un gros call pour gagner un titre. C’est une sensation vraiment incroyable de voir un joueur analyser une situation et prendre une décision qui peut lui permettre d’aller chercher le titre. Pour l’avoir vu en direct, près de la table, ce call de Simon Wiciak était vraiment exceptionnel à vivre. Après les célébrations, Simon Wiciak est revenu à chaud sur ce call, pour lequel de nombreuses informations sont venues l’aider à prendre sa décision. L’attitude de son adversaire au moment où Simon lui demande le compte de son stack, la taille de son sizing turn (1/4) et river (Pot), la posture après avoir fait tapis river (Simon avait repéré que quand le brésilien était nutsé, il mettait la capuche de son hoodie et essayait de se cacher), un faisceau d’indices qui ont permis à Simon Wiciak de déterminer que son 5 était souvent good ici.

La victoire de l’émotion

Depuis plusieurs jours, Simon Wiciak nous répétait qu’il ne jouait pas pour les titres, et que c’était d’abord l’argent qui l’intéressait. Pourtant, quand la croupière lui a confirmé qu’il couvrait son adversaire, c’est gagné par l’émotion que Simon Wiciak a sauté dans les bras de son clan venu le soutenir de loin. Sa petite amie, des membres de sa famille, ses potes d’enfance, ils avaient tous fait le déplacement de loin pour ne pas rater ce moment. Quelques secondes après sa victoire, son père l’appelait au téléphone. Les larmes aux yeux et le combiné sur l’oreille, Simon Wiciak lui lâchera un simple « J’ai gagné, Papa ! » qui nous a tous fait perler une petite larmichette sur la joue. « J’avais annoncé à mes proches que je voulais être millionnaire à 30 ans. J’en ai 30 et ça fait vraiment plaisir. Je savais que ça allait arriver un jour, je suis ambitieux. Quand c’est ton moment, t’as envie de te dépasser. J’ai un côté compétiteur depuis le foot et je voulais vraiment gagner. « 

Encore dans l’émotion, après les célébrations et les diverses sollicitations de la presse, Simon Wiciak va se faire le kifk ultime de revoir la dernière main de la table finale sur le Streaming. Entouré de ses potes, il a déjà l’envie de revivre ce moment et de débriefer ce qui lui a permis de réaliser l’un des plus beaux calls d’un vainqueur EPT.

Simon Wiciak devient le 12ème français de l’Histoire à remporter un titre EPT. On attendait cette victoire depuis 2018 et la victoire de Nicolas Dumont sur l’EPT Monte-Carlo. Le dernier français qui était passé tout près de la victoire était aux premières loges ce dimanche, Antoine Saout, runner-up de l’EPT Prague, a accompagné son pote pendant toute la table finale, lui transmettant les infos du Stream et le conseillant au moment du deal. Une sorte de victoire par procuration, en quelque sorte.

Merci à Simon Wiciak pour ces beaux moments. Oui, on est parfois un peu chauvin. Et la victoire est belle, surtout contre le Brésil…

Simon Wiciak entouré par ses proches après sa victoire

Les résultats de la table finale de l’EPT Barcelone :

Retrouvez les résultats complets du Main Event et des Side Events par ici.

JOAO SYDENSTRICKER RUNNER-UP DE L’EPT BARCELONE

Joao Sydenstricker, runner-up de l’EPT Barcelone

Après avoir commencé tout feu, tout flamme le heads-up, Joao Sydenstricker a réussi à rattraper notre français Simon Wiciak au chip-count. Plus agressif que sur la table finale, claquant quelques bluffs qui ont enflammé son rail, le brésilien, vainqueur du Sunday Million, commence à y croire de nouveau.

Les deux joueurs sont au coude à coude quand intervient le dernier coup du tournoi, avec une légère avance pour le français.

Au bouton, Joao Sydenstricker ouvre à 1 100 000 avec Q10. De grosse blinde, Simon Wiciak demande le compte du stack de son adversaire, et prend un carton de time bank avant de 3-bet à 4 000 000 avec 56 en main. C’est payé assez rapidement par le joueur brésilien.

Il y a déjà plus de 8 millions dans le pot quand tombe le flop 952. Simon Wiciak propose une mise de continuation à 3 000 000, que Joao Sydenstricker décide de float.

Sur la turn 4, Simon Wiciak checke et voit son adversaire miser tout petit, 3 500 000. Avec un tirage quinte en plus de sa deuxième paire, le français check/call.

La river est un 9, plutôt une bonne carte pour la main du français. Il checke à nouveau et le joueur brésilien s’engouffre en envoyant son tapis pour 19 375 000.

Grosse réflexion chez le français qui sent qu’il y a un loup dans cette histoire. Il réfléchir longuement, se levant pour compter le stack de son adversaire. Il observe Joao Sydenstricker, recompte son tapis, lâche un jeton temps sur la table. Puis, un autre.

Au bout de trente secondes à observer son adversaire qui tente de maintenir sa poker face, Simon Wiciak pose les couilles sur la table et annonce « I call » pour un call de mutant.

Dépité, Joao Sydenstricker révèle son bluff et Simon Wiciak peut lâcher un cri de soulagement en allant rejoindre son rail pour célébrer.

Après un moment de flottement à attendre de savoir s’il couvre son adversaire, c’est officiel, Simon Wiciak vient de s’imposer sur ce heads-up de l’EPT Barcelone.

Joao Sydenstricker termine runner-up de l’EPT Barcelone pour 1 048 550 €.

Simon Wiciak remporte l’EPT Barcelone pour 1 134 375 € et devient le 12ème vainqueur EPT français de l’Histoire.

CONCLUSION À VENIR …

THE SHAW MUST GO END

Carl Shaw, 3ème de l’EPT Barcelone

De retour de break et après avoir sécurisé 901 070 €, Carl Shaw n’avait plus de temps à perdre sur cet EPT Barcelone. Et il est probable que le deal conclut quelques minutes plus tôt ait provoqué le move qui va conduire à son busto.

Après avoir foldé deux fois de suite, il trouve KQ au bouton et relance à 800 000.

Il se fait 3-bet à 3 200 000 par Simon Wiciak avec AQ de grosse blinde. Carl Shaw ne réfléchit pas bien longtemps avant d’envoyer ses 32 blindes au milieu.

Simon Wiciak snap-call et rejoint son rail pour vivre le showdown en compagnie des gens qu’ils aiment.

Coup de froid sur le flop K96, les français appellent un As. Même si Simon Wiciak conserverait des jetons, ce coup lui ferait terriblement mal dans sa quête de trophée.

La turn est un J qui lui donne quelques outs supplémentaires.

Tous les français retiennent leur souffle pendant que la croupière s’apprête à révéler la river. Et clac, un A délivre le rail, Simon pousse un cri de rage et se reprend tout de suite en allant féliciter son adversaire Carl Shaw, tandis que le public exulte.

Carl Shaw termine à la 3ème place de cet EPT Barcelone et remporte 901 070 €.

On tient le heads-up final de cet EPT Barcelone, et Simon Wiciak l’aborde dans la peau du chipleader avec 38 millions contre 22 millions chez Joao Sydenstricker.

DEAL À 3 : SIMON WICIAK EST MILLIONNAIRE

Après un deal relativement court, les trois derniers se sont entendus sur un deal à l’ICM, tout en gardant 108 975 € pour le vainqueur de l’épreuve.

En tête du classement à ce moment-là, Joao Sydenstricker s’adjuge 1 048 550 €, Simon Wiciak 1 025 400 € et Carl Shaw 901 070 €.

HISSE ET OH, SANTIAGO !

Short-stack à 4 joueurs restants, Santiago Plante est d’abord parvenu à chatter un heureux double-up avec Q10 contre le AQ en trouvant une couleur sur la rivière pour passer devant le français.

Quelques minutes plus tard, il limp de petite blinde avec QQ en main et Carl Shaw s’engouffre en réclamant le tapis de 4 150 000 du joueur canadien (13 blindes) avec Q9 depuis la grosse blinde.

C’est snap par Santiago Plante qui va malheureusement voir son adversaire trouver une quinte sur le board 10J10KJ. Le joueur canadien ne deviendra le 9ème joueur canadien à s’imposer sur un EPT et termine en 4ème position pour un gain de 511 300 €.

Les trois derniers joueurs en lice dans l’épreuve sont d’ores et déjà assurés de remporter un minimum de 664 750 € et un deal pourrait bien être envisagé dans les prochaines minutes de jeu, avec un Carl Shaw pour l’instant dans le fauteuil du chipleader.

Après une 45ème place sur le Main Event de l’Estrellas (13 620 €), une 304ème place sur le High-Roller de l’Estrellas (3 400 €) et une 6ème place sur un Side Event à 2 100 € (17 800 €), Santiago Plante signe un 4 sur 4 sur ce festival de l’EPT Barcelone . 

Santiago Plante, 4ème de l’EPT Barcelone

ANDRÉ AKKARI NE FERA PAS MIEUX QU’EN 2017

5ème de l’EPT Barcelone 2017, quand le circuit s’appelait alors le PokerStars Championship, André Akkari ne fera pas mieux que cette performance sur cette édition 2023.

Suite à une ouverture à 600 000 de Carl Shaw avec KQ au cut-off, Joao Sydenstricker paye avec KQ de petite blinde, tout comme André Akkari avec 43 de grosse blinde.

Sur le flop JK9, André Akkari donk-bet à 875 000. Carl Shaw opte pour une relance à 2 000 000. Joao Sydenstricker paye, et André Akkari pousse son stack de 2 200 000 au milieu. Les deux joueurs complètent et le joueur PokerStars va devoir rentrer son tirage couleur pour survivre.

Joao Sydenstricker va alors bet 300 000 (1 blinde) sur la turn J et la river J et Carl Shaw, hésitant un instant à relancer sur le river, va finalement se contenter de payer avec son full.

Les deux joueurs splittent et se partagent donc le tapis de André Akkari, qui termine son beau parcours sur cet EPT Barcelone à la 5ème place pour un gain de 393 300 €.

André Akkari, 5ème de l’EPT Barcelone

EZEQUIEL WAIGEL PREMIER SORTANT DE LA TABLE FINALE

Au bout de 20 minutes de table finale, nous perdons le dernier argentin de cet EPT Barcelone, le très agressif Ezequiel Waigel, qui a poussé son tapis de 4 750 000 avec A7 de grosse blinde après une ouverture à 525 000 de Joao Sydenstricker avec AK au bouton.

Le brésilien paye logiquement et conserve son avantage sur le tableau 98342 sous les cris de son rail déchaîné.

Ezequiel Waigel termine à la 6ème place de cet EPT Barcelone pour un gain de 302 500 €.

Ezequiel Waigel, 6ème de l’EPT Barcelone

A la première pause de la journée, ils ne sont donc plus que 5 sur cette table finale de l’EPT Barcelone, et la partie reprendra dans une vingtaine de minutes sur les blindes 150 000 / 300 000 (BB Ante 300 000).

Chip-count à la pause :

EVOLUTION DES STACKS DES FINALISTES

PRÉSENTATION DES FINALISTES DE L’EPT BARCELONE

La table finale de l’EPT Barcelone, deuxième plus gros EPT de l’Histoire avec 2 120 entrées comptabilisées sur l’épreuve, démarre sur les blindes 125 000 / 250 000 (BB Ante 250 000) avec un français dans le fauteuil de chipleader, Simon Wiciak, qui pourrait devenir dans quelques heures le 12ème français à soulever un trophée EPT.

Les 6 derniers joueurs sont d’ores et déjà assurés de remporter un minimum de 302 500 € et le vainqueur de l’épreuve repartira avec la coquette somme de 1 488 000 €.

Composition de la table finale :

L’échelle des gains :

Siège 1 : Santiago Plante, 27 ans, Montréal, Canada – 7 500 000

Il est presque indispensable d’être un fan de hockey quand on vient de Montréal, mais Santiago Plante admet qu’il ne suit vraiment les Canadiens que lorsqu’ils font les séries éliminatoires. Contrairement à l’équipe locale, il a connu un parcours exceptionnel, en particulier ici à l’EPT Barcelone, où il a transformé chacune de ses quatre participations à un tournoi en un ITM

Santiago Plante a déclaré que c’était un peu surprenant d’avoir eu autant de résultats sur ce festival. Il confesse qu’il est arrivé à Barcelone mal préparé, car il venait de faire une pause dans sa carrière de joueur de poker. Au lieu de travailler son jeu, il a préféré recharger ses batteries, principalement en assistant à des festivals de musique.

Cette pause bien méritée après un été épuisant à Las Vegas, où il a fait l’argent dans 16 tournois et atteint trois tables finales.

Il est d’ores et déjà assuré de remporter le plus gros prix de sa carrière. « Faire la table finale télévisée de l’EPT est un rêve de fanboy », a déclaré Santiago Plante. Il a révélé que les streams de l’EPT ont joué un rôle important dans l’éclosion de sa passion pour le jeu. « C’est le plus grand tournoi en dehors des États-Unis et les dix derniers jours ici ont été très amusants. », a-t-il ajouté.

Siège 2 : Carl Shaw, 31 ans, Telford, Royaume-Uni – 17 400 000

Il n’y a même pas dix ans, Carl Shaw faisait les 40 minutes de route entre son domicile de Telford et les casinos de Birmingham pour jouer un tournoi au buy-in de 20 livres sterling. Depuis, il est devenu un habitué des tournois et un joueur régulier en Europe et ailleurs, cumulant près de 1,3 million de dollars de gains en tournois avant cet événement.

Il s’agit de la première table finale de Main Event de Shaw et de sa première participation à l’EPT, mais il joue comme un homme qui a déjà l’expérience de ces grands événements.

Shaw a pris la tête au chip-count à plusieurs reprises au cours de ce tournoi et est resté proche du sommet du classement depuis sa montée en puissance lors du Jour 3.

Son aisance à la table est due à son expérience dans les moments de forte pression. C’est en 2019 que Shaw a connu un succès retentissant, d’abord en faisant un deep run sur le Main Event des World Series of Poker, 101ème pour 59 000 $, puis en remportant un bracelet dans une épreuve de No Limit hold’em à 5 000 $ pour 606 562 $, prouvant ainsi qu’il sait comment se débrouiller dans une table finale prestigieuse.

Soutenu par le champion de l’EPT Londres Ian Hamilton, Shaw fera plus que doubler son meilleur score en s’imposant ici à Barcelone.

Siège 3 : Simon Wiciak, 30 ans, La Rochelle, France – 22 875 000

Professionnel accompli online où il a remporté de nombreux gros tournois online sur la room au W, Simon « Luraken » Wiciak s’est tourné vers le jeu live il y a un peu plus d’un an et a démontré, en dominant l’EPT Barcelone, qu’il possède également les compétences nécessaires dans cet environnement. Il a pris la tête du chip-count lors du Jour 4, l’a conservée tout au long du Jour 5 et a fini le Jour 6 encore une fois dans la position du chipleader.

Wiciak était un élève prometteur au lycée de La Rochelle, sa ville natale, en France, avec une spécialisation particulière en mathématiques. Cependant, il était également un footballeur talentueux et a rejoint un collège spécialisé dans le sport-études, où des cours réguliers complètent au moins 10 heures d’entraînement de football par semaine.

Il est devenu capitaine de l’équipe des moins de 19 ans des Chamois Niortais et aurait pu aller plus loin, mais il a préféré se recentrer sur ses études, en faisant math sup pour devenir ingénieur.

Il a appris à jouer au poker pendant ses années football, en pariant des chewing-gums dans les vestiaires. Mais c’est lors de son premier emploi d’ingénieur, pour une entreprise de gaz industriels, Air Liquide, qu’il s’est vraiment découvert une appétence pour le jeu. Il s’est vite rendu compte qu’il gagnait plus d’argent en jouant au poker qu’en exerçant son activité professionnelle, et il s’est lancé dans la vie de pro en ligne.

Il a vécu à l’île Maurice et en Hongrie tout en jouant, se liant d’amitié avec de nombreuses personnalités du poker français, dont les finalistes de l’EPT Antoine Saout et Adrien Allain, ainsi que l’ancien champion Jean Montury. Après un été fructueux aux WSOP cette année, il s’est engagé dans le poker live et semble prêt à renforcer sa réputation après cette performance à Barcelone.

Siège 4 : Joao Sydenstricker, 37, Araucaria, Brésil – 5,150,000

João Sydenstricker a commencé à jouer au poker avec des amis pour des cacahuètes alors qu’il n’avait que 12 ans, généralement 5-card draw.

En 2009, il a découvert le No Limit Hold’em, et c’est à ce moment-là qu’il a réalisé qu’il pouvait vivre de ce jeu qu’il pratiquait auparavant pour le plaisir.

Joao Sydenstricker a obtenu ses meilleurs résultats ces dernières années, notamment une victoire spectaculaire au Sunday Million sur PokerStars, réputé pour être l’un des tournois en ligne les plus difficiles.

Il n’a pas beaucoup de passe-temps en dehors du poker, mais il est à la fois coach et joueur de poker, ce qui lui prend beaucoup de temps. Il dit qu’il aimait beaucoup jouer au football, étant plus jeune, mais qu’il n’arrivait pas à gérer ses nerfs lors des grands matchs, et qu’il aime maintenant beaucoup se promener avec ses chiens.

Il confesse que c’est incroyable de participer à une table finale de l’EPT, surtout aux côtés d’Andre Akkari, qui est l’une de ses idoles. N’ayant commencé à jouer au poker live que récemment, il dit que c’est quelque chose dont il n’a même pas encore rêvé.

Siège 5 : Andre Akkari, 48, Sao Paulo, Brésil – 4 500 000

Chef de file du poker brésilien depuis plus d’une décennie, Andre Akkari a joué un rôle essentiel dans l’explosion de la popularité du poker dans son pays d’origine et continue de montrer qu’il peut se mêler aux meilleurs.

De nombreux Brésiliens se trouvent aujourd’hui au plus haut niveau du jeu mondial et tous doivent beaucoup à l’ambassadeur PokerStars originaire de Sao Paulo.

C’est une figure bien connue des médias brésiliens, qui défend le poker, et il a été le mentor d’innombrables joueurs au cours de leur carrière, comme Neymar Jr ou Ronaldo.

André Akkari continue de réaliser de belles performances sur le circuit, avec une affinité particulière pour Barcelone. Il a enregistré son tout premier cash en tournoi sur le sol européen ici en 2006, et a également obtenu son meilleur résultat lors d’un événement PokerStars dans cette salle en 2017, lorsqu’il a terminé cinquième du Main Event.

Il a cash au moins sur un tournoi à Barcelone chaque année au cours des 10 dernières années (sans tenir compte des annulations de Covid).

Les dernières étapes du Main Event de l’EPT ont mis en évidence les incroyables capacités de survie d’Akkari. Il avait le plus petit tapis des 32 joueurs à la fin du Jour 4 et était 16e sur 16 à la fin du Jour 5. Mais Akkari est toujours là, dans les six derniers, avec une très bonne chance de surpasser le gain obtenu avec son bracelet des World Series en 2011. À l’époque, il avait remporté 675 117 dollars pour sa victoire dans une épreuve à 1 500 dollars.

Siège 6 : Ezequiel Waigel, 31, Bahia Blanca, Argentine – 6 150 000

Un ami a initié Ezequiel Waigel au poker en 2009, alors qu’il n’avait que 18 ans. Au cours des 14 années qui se sont écoulées depuis, il s’est régulièrement hissé dans le top 10 de la All-Time Money List argentine, approchant les 2 millions de dollars de gains en live.

Ezequiel Waigel attribue à la disponibilité accrue de l’information sur le poker en ligne le rôle de catalyseur de sa montée en puissance. Il a étudié patiemment pour améliorer son jeu. Il est également un fervent défenseur des satellites en ligne et s’est qualifié pour le Main Event Estrellas sur PokerStars, qui l’a amené à Barcelone avec un groupe d’amis.

Il n’est pas rentré dans les places payées sur l’Estrellas de tous les records, mais a gagné un siège pour le Main Event de l’EPT lors d’un satellite live.

Désormais dans les six derniers joueurs restants du tournoi, Ezequiel Waigel est assuré de remporter son troisième score à six chiffres – et peut-être plus, en cas de victoire.

Parmi les joueurs encore en lice, Ezequiel Waigel est le seul à savoir ce que cela fait d’empocher un million de dollars. Sous le nom de  » eze88888  » en ligne, il a remporté le Main Event du WCOOP sur PokerStars en 2018, en devançant plus de 5 000 joueurs.

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