Points du Tour de France : le fonctionnement
Bienvenue dans cet article dévoilant le fonctionnement du système de points du Tour de France. Les meilleurs coureurs s’affronteront du 5 au 27 juillet.
Le Tour de France n’est pas seulement une course contre-la-montre : c’est un rendez-vous aux enjeux multiples. Au-delà du maillot jaune du classement général, deux autres maillots emblématiques se basent sur un système de points : le maillot vert, réservé aux sprinters, et le maillot à pois, attribué au meilleur grimpeur. Ces deux classements annexes donnent une profondeur stratégique à la course. En effet, ils poussent les coureurs à se battre sur tous les types de terrain et maintiennent le suspense jusqu’à la ligne d’arrivée.
Points du Tour de France : L’histoire des maillots
L’histoire des classements annexes remonte aux premières années du Tour. En 1905, un système par points (basé sur l’ordre d’arrivée) a même servi pour le classement général. C’est en 1912 que l’on est revenu au cumul du temps. Mais c’est en 1953 que le classement par points est né avec l’introduction du maillot vert lors du 50ᵉ anniversaire du Tour. À l’origine, on attribuait des points négatifs pour les mauvaises performances. En 1959, le système est passé à l’attribution de points positifs, les coureurs plus réguliers remportant le « maillot vert ».
Le maillot à pois, symbole du « roi des montagnes », est quant à lui apparu en 1975, bien que le classement de la montagne remonte à 1933. Son design blanc à pois rouges rend un hommage visuel à un ancien coureur sur piste, Henri Lemoine. Depuis, ces deux classements, tout comme le maillot blanc des jeunes, rythment chaque étape et offrent des combats parallèles à la lutte pour le jaune.
Points du Tour de France : le fonctionnement du maillot vert
Le maillot vert récompense la régularité et la vitesse. Chaque jour, des points sont répartis selon deux critères : la position à l’arrivée et les sprints intermédiaires. Les barèmes sont typés selon le profil de la journée :
- Étapes dites de « plat » : le vainqueur obtient 50 points, le deuxième 30, le troisième 20… jusqu’au 15ᵉ qui remporte 2 points.
- Étapes dites de « parcours accidenté » : 30 points pour le vainqueur, suivi de 25, 22 et ainsi de suite jusqu’au 15e.
- Étapes dites de « haute montagne » et contre-la-montre : 20 points pour le vainqueur, puis 17, 15, etc., jusqu’au 15ᵉ coureur qui empoche 1 point.
- Sprints intermédiaires : chaque étape en ligne propose un sprint où les 15 premiers remportent de 20 points à un point pour le 15e.
À la fin de chaque étape, les points cumulés sont ajoutés au total général. Le coureur avec le plus de points porte alors le maillot vert, parrainé actuellement par Škoda jusqu’en 2028.
Ce classement favorise les sprinters purs, comme Peter Sagan, détenteur du record avec 7 maillots verts remportés. Cependant, il reste ouvert aux puncheurs ou aux rouleurs capables de saisir les opportunités dans des étapes plus vallonnées. En cas d’égalité, on compte les victoires d’étapes puis les résultats aux sprints intermédiaires, et enfin le classement général en temps.
Points du Tour de France : le fonctionnement du maillot à pois
Le maillot à pois récompense la combativité en montagne. Les cols sont classés selon leur difficulté : 4ᵉ, 3ᵉ, 2ᵉ, 1ʳᵉ catégorie, et Hors Catégorie (HC). Les points sont attribués au sommet en fonction de cette classification :
- Cols Hors catégorie : 20 points pour le premier, puis 15, 12, 10, 8, 6, 4 et 2 pour le 8e.
- Cols de 1ʳᵉ catégorie : 10 points au premier jusqu’à 1 point au 6ᵉ.
- Cols de 2ᵉ catégorie : 5 points pour le premier, puis 3, 2 et 1 point pour le 4e.
- Cols de 3ᵉ catégorie : 2 et 1 point pour les deux premiers.
- Cols de 4ᵉ catégorie : 1 point uniquement pour le coureur passant en tête.
- Les arrivées en altitude, c’est-à-dire au sommet d’un col, doublent les points.
Le classement de la montagne existait dès 1933. Pourtant, ce n’est qu’en 1975 que le maillot distinctif à pois rouges a vu le jour. Depuis 2019, son sponsor est E.Leclerc (jusqu’en 2028).
Si deux coureurs sont à égalité de points, on observe les ascensions HC passées en tête. Ensuite, ce sont les cols de 1re catégorie, et ainsi de suite. Porté par des légendes comme Richard Virenque, sacré à 7 reprises, Federico Bahamontes et Lucien Van Impe, il incarne la puissance des grimpeurs.
Une bataille à plusieurs niveaux
Ces deux maillots prolongent le suspense tout au long du Tour. En effet, ils assurent que chaque montée, chaque sprint et chaque étape plate offre une bataille supplémentaire. Souvent, elle se révèle aussi captivante que la lutte pour le maillot jaune.
Ainsi, le système de points du Tour n’est pas simplement un mode de classement. C’est l’emblème d’une dramaturgie cycliste qui valorise la diversité des talents, l’audace tactique, et maintient l’attention du public jusqu’à Paris.
