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Les plus grands stades de France

27 mai 2024
6 min

Faisons un tour des plus grands stades de France, des plus anciens aux plus récents, des plus historiques aux plus grands.

La France a toujours aspiré à imiter la grandeur de ses voisins britanniques, allemands, ou du géant États-Unis depuis le siècle dernier. Avant même la Seconde Guerre mondiale, en 1914, l’idée avait germé en France de bâtir un stade de 100 000 places, pour compenser le manque d’écrins de prestige dans l’hexagone, par rapport au reste du monde, en vue des JO de 1924. Si aujourd’hui aucun stade en France n’atteint ce total de places, de nombreuses enceintes se sont développées, chacune avec son histoire et son identité.

Parc des Princes, doyen symbolique

Le Parc des Princes est un incontournable du football français, et même européen. Écrin historique du Paris Saint-Germain, ancienne maison de l’equipe de France, il est le plus vieux des actuels stades de football professionnel en France. Initié en 1897, trois ans après la création de la première association footballistique du Havre, le Parc est refait en 1972, pour afficher son design unique actuel, avec ses écailles qui se dressent au bord du périph parisien. Il est réaménagé en vue de l’Euro 2016, sans afficher de changement visuel majeur. Le nom “Parc des Princes” puise son origine du XVIIIe siècle, quand le site servait de lieu de détente, de chasse et de promenade des aristocrates et de la royauté française. Il prend d’abord la forme d’un vélodrome, avant d’accueillir des matchs du XV de France, de l’équipe de France de football et de différents tournois internationaux majeurs, comme l’Euro de football en 1960, 1984, 2016, les finales de Ligue des champions 1956, 1975 et 1981, la finale de la Coupe de l’UEFA (actuelle Ligue Europa) en 1998, les Coupes du monde de football 1938 et 1998, les Coupes du monde de rugby 1991 et 2007. Cinquante-quatre arrivées du Tour de France y ont lieu, ainsi que de nombreuses finales de coupe de football. Le Parc est rénové une première fois en 1932, passant à une capacité de 40 000 places. Il prend le pas sur le stade historique de Colombes, grâce à son emplacement favorable. Après la Seconde Guerre mondiale, le Stade français et le Racing se partagent le stade. Le “vieux” Parce voit son dernier match en 1967, avant de subir une rénovation majeure. Le design des écailles est adopté, la capacité est légèrement réduite, les tribunes sont agrandies et davantage inclinées. A partir de 1998 et l’arrivée du Stade de France, le Parc cède son titre d’enceinte principale de l’équipe de France et des finales de coupes.

Stade de France, symbole de 1998

Le Parc des Princes affichant une capacité bien inférieure à celle des plus grandes enceintes se développant en Europe et à travers le monde au XXe siècle, un nouveau projet de stade est lancé en vue de la Coupe du monde 1998. Deux projets principaux sont retenus, dont un stade doté de quatre grandes tribunes carrées, proches du terrain, a l’image de San Siro. C’est finalement le projet Stade de France qui est retenu, avec sa piste d’athlétisme, son toit en forme d’anneau et sa capacité de 81 000 places. Parfois critiqué pour sa distance avec le terrain, défavorable aux ambiances des stades de football, aussi pour son aspect davantage “olympique” que “footballistique”, le Stade de France accueille l’équipe de France et les finales de coupes depuis 1998. Il a accueilli les Coupes du monde de rugby 2007 et 2023, ainsi que la Coupe du monde de football 1998, et l’Euro 2016. Les finales de Ligue des champions 2000, 2006 et 2022 y ont lieu. Surtout, il se prépare à recevoir pour la première fois le plus grand événement sportif au monde, avec les JO de 2024. Le Stade de France restera dans le cœur des Français, pour avoir accueilli la première étoile des Bleus en 1998, lors de la finale historique remportée 3-0 contre le Brésil, sept mois seulement après l’inauguration du stade.

Le Stade Vélodrome, iconique et toujours en évolution

Hors de la région parisienne, un stade dispute nettement le titre d’enceinte sportive la plus iconique du sport français. Inauguré en 1937 avec une capacité de 35 000 places, le Vélodrome accueille bien sur les matchs de l’Olympique de Marseille et des compétitions cyclistes. Le Vel est rénové une première fois en 1984 en vue de l’Euro 1984 organisé en France, sa capacité grimpe à 55 000 places. La capacité descend à 42 000 places après la construction de loges VIP. Sous la direction Bernard Tapie, la piste cyclable, inutilisée, est supprimée pour reconstruire des places qui remontent la capacité à 48 000. Le Vélodrome est transformé en vue de la Coupe du monde 1998, avec une capacité portée à 60 000 et une structure évasée, sans toit, parfois sujette aux critiques. Les problèmes concernant l’acoustique du stade sont réglés en vue de l’Euro 2016, avec la construction d’une structure intégrale sur le toit, qui recouvre l’entièreté du stade et qui améliore notamment l’acoustique du Vel.

Le Parc OL, symbole de la nouvelle vague

Toujours en vue de l’Euro 2016, et couplé aux ambitions de Jean-Michel Aulas de voir son OL posséder son propre stade, le Parc OL est inauguré en 2016. Avec une capacité de 60 000 places, il dépasse de loin la capacité de son grand frère, le Stade de Gerland, ouvert en 1920 et enceinte de l’Olympique lyonnais de 1950 à 2015. Construit à Décines, dans l’Est de la banlieue lyonnaise, il possède le désavantage de son emplacement géographique excentré. Doté de tribunes plus rapprochées du terrain qu’à Gerland, d’une structure assez verticale et d’une armature idéale pour l’acoustique, d’un design intéressant surtout au niveau de son toit, le Parc OL a accueilli l’Euro 2016 et la Coupe du monde de rugby 2023 notamment. Devant les stades Pierre Mauroy de Lille (50 000 places), le Matmut Atlantique de Bordeaux (42 000), l’Allianz Riviera de Nice (36 000), le Stade Océane du Havre (25 000), le MMArena du Mans (25 000), le Stade du Hainaut de Valenciennes (25 000), il est le plus grand de la vague des stades nés en vue de l’Euro 2016 en France.

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