Spécial Vuelta 2019 : nos pronostics
Chaque année la Vuelta arrive avant la fin de saison avec son lot d’incertitudes. Quels sont les coureurs encore en forme, quels sont ceux qui en garde sous la pédale pour les mondiaux et quelles équipes ont réellement ciblé cette course. Les grands animateurs du dernier Tour de France seront absents. Ceux qui ont une saison bien longue prennent du repos (Berna, G.Thomas, Alaphilippe ou encore Pinot) et les blessés manqueront aussi à l’appel, les Froome Dumoulin, notamment. Ineos aura fort affaire sans grand leader face à la Jumbo Visma surarmée et la Movistar sur ses terres.
Avec un tracé comprenant 7 étapes de montagne et 4 de moyenne montagne et deux chronos dont un par équipe pour débuter le samedi 24 août, il faudra être fort et garder beaucoup de ressource, pour être couronné roi d’Espagne à la mi-septembre.
Les Favoris
[Cotes valables à l'heure de publication]
Des chronos de la montagne et des choses à se faire pardonner pour Roglic. Avec une équipe tournée vers la victoire finale, le Slovène, qui tourne autour d’un grand Tour depuis la saison dernière, pourra compter sur Kruijswijk, 3ème du Tour, mais aussi sur George Bennett et Robert Gesink. L’objectif de son début de saison était le Giro, mais le 4ème de la Grande Boucle 2018 a connu des soucis dans la 15ème étape avant d’échouer finalement à la 3ème place. Reste à savoir si Roglic pourrait contenir les attaques de tous les concurrents ou s’il ne pourra s’empêcher de passer à l’attaque quitte à y laisser des plumes.
[Cotes valables à l'heure de publication]
Voilà peut-être le colombien qui peut gagner après la victoire de Bernal sur le dernier Tour de France. L’équipe Astana aura aussi fière allure sur cette Vuelta avec Fuglsang, remis de sa chute sur la Grande Boucle et Ion Izaguirre. Asatana espère un grand Tour depuis 2016 et la victoire de Nibali sur le Giro. En grimpeur pur et même s’il n’est pas régulier, Lopez est capable de faire de grandes ascensions sur un gros rythme et de lâcher tous ses rivaux un à un. Meilleur jeune sur le Tour d’Italie en 2018 et 2019 et meilleur jeune sur la Vuelta en 2017, le vainqueur du Tour de l’avenir espère bien décrocher le Graal cette année sur la Vuelta après sa 3ème place l’an dernier. Sauf si un spectateur se met une nouvelle fois sur son chemin comme lors de la 20ème étape du dernier Giro. Il avait après sa chute pris à parti le spectateur avant de perdre beaucoup de temps et de terminer seulement 7ème sur ce Tour d’Italie en juin dernier
Les Outsiders
[Cotes valables à l'heure de publication]
Comment ne pas citer Richard Carapaz parmi les favoris. Vainqueur du Giro cette année avec 2 étapes à la clé, Carapaz disputera cette saison sa 3ème Vuelta. 18ème, l’an dernier, l’équatorien pourra compter sur le soutien de son équipe Movistar pour aller au sommet. Même s’il ne sera pas l’unique leader, on peut noter qu’après le Giro, il n’est revenu à la compétition que la semaine passée avec une 3ème place sur le Tour de Burgos. Reste à savoir qui aura le leadership dans l’équipe espagnole, et on devrait rapidement connaître son nom car la première étape de montagne interviendra très vite, dès le 7ème jour de course avec l’ascension du Mas de la Costa, une montée courte de 4 kilomètres à plus de 12% de pente moyenne, que pourrait apprécier Carapaz !
[Cotes valables à l'heure de publication]
Carapaz ou Quintana chez Movistar. Au sortir d’un Tour mitigé, le petit grimpeur colombien voudra se racheter sur une Vuelta qu’il a déjà remporté en 2016 mais qui ne lui pas offert beaucoup de victoires d’étape, seulement une seule en solo, c’était en 2016, année de son succès. Vainqueur cette année d’une étape sur le Tour de France, entre Embrun et Valloire, la stratégie des Movistar a surtout été déroutante. Entre Landa, Valverde et Quintana, les uns et les autres semblent avoir voulu dynamiter la course mais sans réel liant. Au final, Movistar a décroché la victoire par équipe mais on n’a jamais su qui était le plus fort dans cette équipe. Pour la Vuelta, il faudra rapidement trouver le leader, entre le vétéran Valverde, dernier vainqueur du Giro, Carapaz ou un Quintana qui reste sur une saison sans victoire dans les courses à étape. Son seul grand fait d’arme, c’est une deuxième place sur le Paris-Nice, en début de saison. Quintana aura-t-il encore des ressources en ce mois de septembre, la question est posée ?
Les challengers
[Cotes valables à l'heure de publication]
Encore un Sud-Américain ! Encore un grimpeur colombien ! Esteban Chaves n’a jamais véritablement brillé sur les Grands Tours. Deux podiums, un sur le Giro en 2016, où il termine 2ème et une 3ème place sur la Vuelta, la même année. Depuis, le palmarès du coureur de la Mitchelton-Scott n’est pas très fourni. Une seule victoire d’étape cette année sur le Giro, cela fait peu. Il reste au mois de juin sur une 6ème place lors du Tour de Slovénie. Voilà peut-être une indication. Sa dernière course remonte à 3 mois déjà et il pourrait être en grande forme pour la fin de saison. Dans une équipe qui a glané 4 étapes sur le Tour de France cette année, Chaves pourrait être le fer de lance de l’équipe australienne qui mise habituellement plutôt sur les frères Yates et qui pourra également compter sur Mikel Nieve sur ce Tour d’Espagne. Chaves sera, s’il l’emporte, une grande surprise pour tout le monde alors pourquoi pas miser sur cette belle cote !
[Cotes valables à l'heure de publication]
Si vous cherchez la grosse cote, elle est peut-être là, avec l’italien Fabio Aru. Ombre de lui-même sur le Tour de France cette année, 14ème du général et jamais en mesure de décrocher une étape, Aru n’a pas beaucoup couru cette saison et devrait arriver frais pour cette dernière grande échéance avant les mondiaux et le Tour de Lombardie. Avec également son compatriote Valerio Conti, le jeune prodige Tadej Pogacar et Sergio Henao, Aru semble bien épauler pour s’imposer sur la seule grande course à étapes qu’il a déjà remporté, c’était en 2015. Depuis, mis à part deux podiums sur le Giro, le palmarès de l’Italien reste bien vide et voilà donc la course idéale pour partir en reconquête.


