Tour de France 2ème étape : Les sprinters remettent ça

Dans un début de Tour de France dévolu au sprinter, la deuxième étape vendéenne reprendra les mêmes ingrédients que la précédente.
Au menu 182,5 km entre Mouilleron-Saint-Germain et La Roche-Sur-Yon et aucune difficulté majeure, encore une fois. Les équipes de sprinters devront donc gérer les échappés et les favoris pour la victoire devront se placer dans le final, certainement nerveux, afin d’éviter les chutes et participer au sprint massif attendu…
Gaviria la confirmation…
Le Colombien est en train de se faire un nom sur ce Tour de France. Si le Giro et ses 4 étapes remportées ainsi que le maillot de sprinter en poche lui avaient confié le statut d’outsider, il a montré ce samedi à Fontenay-Le-Comte qu’il était bien plus que ça. Avec pour l’emmener dans les sprints, le train de l’équipe Quick-Step autrefois dévouée à Marcel Kittel, Gaviria peut enchainer à la manière de l’Allemand, quasi intouchable sur les 10 premiers jours de course l’an passé. Va-t-il doubler la mise et garder son maillot jaune à La Roche-Sur-Yon ? On peut l’envisager.
L’heure du rachat pour Groenewegen
On attendait le duel entre les deux sprinters de la nouvelle génération, mais le vainqueur de l’étape des Champs-Elysées l’an dernier n’a jamais été en mesure d’inquiéter le Colombien sur cette première étape. Groenewegen a pourtant fait rouler son équipe tout au long de la journée pour reprendre les échappés, mais à l’arrivée le Néerlandais termine seulement 7ème. Une déception qu’il aimerait certainement atténuer dès ce dimanche pour cette deuxième étape. À moins qu’il ne soit programmé que pour la fin du Tour, afin de briller et lever les bras à nouveau dans la capitale lors de la 21ème étape
Laporte/Démare : Duel français pour une place
Difficile de se faire une place pour les sprinters français dans ce peloton relevé. Et si on attendait Arnaud Démare lors de la 1ère étape, c’est Christophe Laporte qui a performé. Pour le coureur de la FDJ-Groupama pris dans une chute, plus de peur que de mal. Il pourra défendre ses chances dès ce dimanche sur les routes vendéennes, à condition de ne pas trop trainer dans le cœur du peloton dans le final car les fins d’étapes sont très nerveuses. Pour Christophe Laporte, préféré à Nacer Bouhanni à quelques jours du départ du Tour, on peut dire qu’il a su assumer ce rôle dans l’équipe en prenant la 5ème place de la première étape, pourquoi pas viser le podium désormais.
Sagan/Kittel : la bataille des résignés ?
Voilà les deux grands perdants de la première étape. Si on a cru un instant dans le sprint final que Peter Sagan pouvait déposer Gaviria, jamais Kittel n’a semblé en mesure de pouvoir s’imposer à Fontenay-Le-Comte. L’Allemand n’a plus le train Quick-Step pour l’emmener dans un fauteuil, alors il se bat, se replace mais manque de jus à l’arrivée.
Peter Sagan a lui, en revanche, toujours l’art du sprint et le sens du placement. Mais il est un sprinter au long court sur le Tour, capable de briller pendant 3 semaines, alors que Kittel va devoir rapidement inverser la tendance et s’imposer s’il veut tenir la cadence de l’an dernier 5 victoires en 11 jours.
Attention au final !
Etape nerveuse, routes étroites, il n’en faut pas plus pour rendre l’arrivée à La Roche-Sur-Yon, ce dimanche, incertaine. Comme lors de la première étape il faudra rouler à l’avant du peloton dans les 20 derniers kilomètres pour éviter les embûches. Mais il faudra aussi avaler un faux plat montant dans le dernier kilomètre jusqu’à l’arrivée à 4% de pente moyenne, pour s’imposer. À ce jeu-là un homme pourrait créer la surprise, c’est le vainqueur sortant du classement par points sur le Tour, l’Australien Michael Matthews. Homme de Classiques et seulement 8ème de la première étape, Mattews pourrait bien être la grosse cote du jour.

