Les 500 Miles d’Indianapolis font partie du triptyque mythique de la compétition automobile, avec les 24 Heures du Mans et le Grand Prix F1 de Monaco. Sur les abords du non moins légendaire Indianapolis Motor Speedway se pressent chaque année près de 400 000 spectateurs – sans compter la fourmilière de 2 000 personnes qui s’affaire dans les paddocks autour des bolides. Au-delà même du vainqueur des IndyCar Series en fin de saison, le lauréat des 500 Miles passe aussitôt à la postérité aux yeux des amateurs de sports mécaniques aux Etats-Unis et dans le monde entier.

Pour décrocher le graal US absolu, il faut se montrer à la fois rapide, technique et endurant. L’ovale de 2,5 miles (4 kilomètres environ) doit être parcouru 200 fois (soit près de 800 km en tout), dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, nécessairement par temps sec et sur des portions régulières – y compris dans le degré d’inclinaison des courbes. Le tout à une vitesse moyenne de 300 km/h (et jusqu’à 385 km/h en qualifs). À l’issue des qualifications, 33 véhicules maximum peuvent prétendre à la gagne, répartis sur onze lignes de trois voitures. L’enjeu et la renommée de ces 500 Miles sont tels que certaines structures misent tout sur cette seule et unique course, quitte à délaisser le reste de la saison d’IndyCar.

Les enjeux de la course

Preuve que les 500 Miles d’Indianapolis se méritent, ils ne seront que six anciens lauréats à prendre part aux essais et aux qualifications de l’épreuve cette saison avant la grand-messe dominicale de cette 104e édition. Scott Dixon (2008), Ryan Hunter-Reay (2014), Alexander Rossi (2016), Takuma Sato (2017), Will Power (2018) et le Frenchy Simon Pagenaud (2019) auront une belle carte à jouer cette année encore, aux volants des monoplaces les plus prometteuses du plateau. En guise de motivation, si ce n’est la gloire, une visite assurée à la Maison Blanche et le traditionnel verre de lait offert au vainqueur depuis 1936, les challengers pourront lorgner une dotation record supérieure à 2,6 millions de dollars (2,4 millions d’euros). Une gratification réservée au premier et à son team. Pas de podium donc pas de n°2 et n°3 à Indianapolis !

Nos favoris

Josef Newgarden (et Will Power)

Tombé dans les IndyCar Series en 2012, Josef Newgarden a depuis gravi les échelons pour devenir une référence de la discipline, du haut de ses deux titres de champion décrochés ces trois dernières saisons, en 2017 et en 2019. Crédité de 14 victoires et 29 podiums pour 134 départs, le pilote du Tennessee n’a cependant jamais remporté les 500 Miles d’Indianapolis, l’épreuve phare du championnat. Troisième en 2016 et passé sous la bannière du team Penske dans la foulée, l’intéressé n’a depuis eu de cesse de monter en puissance sur le brickyard, jusqu’à une honorable quatrième place l’an dernier. Flanqué d’un bolide fiable et rapide, Newgarden pourrait bien franchir le pas enfin à Indy. À moins que son coéquipier Will Power (cote @7,00), vainqueur sur le Speedway en 2018 et champion 2014 ne lui vole la vedette.

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Alexander Rossi (et Scott Dixon)

Outre le team Penske, la structure Andretti Autosport fait figure de référence sur le circuit. Avec pour tête d’affiche un Alexander Rossi aux dents longues. Le jeune Américain passé par la F1 en 2015 dans les rangs de Marussia a déjà triomphé sur les 500 Miles, en 2016. Deuxième la saison passée, coiffé alors au poteau par Simon Pagenaud, le Californien aura assurément les cartes en main cette année encore pour jouer les trouble-fête. Même chose pour son coéquipier Ryan Hunter-Reay (cote @17,00), lauréat de l’épreuve quant à lui en 2014. Sans oublier un Scott Dixon (cote @10,00) qui court pour sa part au sein de l’écurie Chip Ganassi Racing et fait office de vieux briscard dans la discipline avec ses cinq sacres aux IndyCar Series (2003, 2008, 2013, 2015 et 2018) pour une victoire à Indianapolis en 2008.

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Nos outsiders

Simon Pagenaud

Fidèle au team Penske depuis 2015, Simon Pagenaud compte parmi les favoris des 500 Miles 2020 à l’instar de ses illustres coéquipiers Josef Newgarden et Will Power, sans oublier le Brésilien Helio Castroneves (cote @14,00). Champion IndyCar Series en 2016, le pilote français de 35 ans a décroché le plus beau succès de sa carrière l’an dernier en damant le pion à Alexander Rossi sur le Motor Speedway d’Indianapolis. Pagenaud est devenu au passage le premier Français depuis 1920 à s’adjuger les 500 Miles – et le premier concurrent à réaliser le doublé pole/victoire depuis Castroneves en 2009. À son palmarès, le Viennois affiche 14 premières places, 14 pole et 32 podiums en IndyCar. Le natif de Montmorillon a réalisé son rêve américain.

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Takuma Sato

Membre de l’équipe éponyme d’un Graham Rahal (cote @23,00) troisième des 500 Miles en 2011, Takuma Sato n’aura clairement pas l’avantage de la monture cette année à Indianapolis. Premier pilote asiatique à avoir dompté le brickyard – en 2017 avec Andretti Autosport – le Japonais a cependant de la ressource et l’a démontré ces deux dernières saisons en offrant trois victoires à son team dans le cadre des IndyCar Series. Nanti d’une solide expérience en F1 (pas moins de sept saisons passées chez Jordan, BAR-Honda ou Super Aguri, pour 91 Grands Prix disputés), l’intéressé a beau ne pas avoir pris part aux deux précédentes éditions des 500 Miles, il n’en demeure pas moins une valeur sûre du plateau. Il y a trois ans, nul ne l’attendait au sommet ; alors pourquoi pas un nouvel exploit ?

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La surprise possible

Fernando Alonso

Soutenu par McLaren, Fernando Alonso s’attaque au mythe pour la troisième fois de sa carrière. Avec l’ambition de coiffer la fameuse Triple Couronne qu’un seul pilote dans l’histoire a su décrocher : le Britannique Graham Hill. Deux fois vainqueur du Grand Prix F1 de Monaco (2006, 2007) et deux fois lauréat des 24 Heures du Mans (2018, 2019), l’Espagnol vise la passe de trois à Indy après avoir échoué en qualifs l’an dernier. À son actif toutefois, une première expérience probante en 2017 : une cinquième place sur la grille avec le team Andretti et une belle bagarre dans le groupe de tête jusqu’à son abandon sur casse moteur à 21 tours de l’arrivée. Élu “Rookie of the Year” cette année-là, le Taureau des Asturies entend épingler à son palmarès ce qu’il considère comme “la plus grande course du monde”.

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Sebastien is a key author in the PokerStars Sports FR team

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