Avant de s’envoler pour le continent américain, le paddock F1 pose ses valises ce weekend en Turquie sur le circuit d’Istanbul Park. Les pneus sont chauffés à blanc, les pilotes sont dans les starting-blocks pour attaquer la dernière ligne droite de la saison. Le duel fait rage entre Lewis Hamilton et Max Verstappen en tête du championnat du monde. Avantage pour l’instant à Lewis Hamilton qui a repris la tête du classement.

Longtemps absent du calendrier de la F1, le Grand Prix de Turquie a lieu en 2021 pour la deuxième année consécutive, sur le tracé de l’Istanbul Park. L’Istanbul Park a fait son apparition au calendrier de la Formule 1 en 2005 et a, comme beaucoup d’autres pistes modernes, été dessiné par l’architecte Hermann Tilke. Apprécié des pilotes, il est principalement connu pour son virage 8, qui est en réalité un quadruple gauche à haute vitesse particulièrement spectaculaire et exigeant. Longue de 5,338 km et composée de 14 virages, la piste de l’Istanbul Park sera empruntée dans sa version habituelle. En course, il faudra boucler 58 tours, pour une distance totale de 309,396 km.

Les enjeux de la course

Alors que nous entrons dans le dernier tiers de la saison de F1, deux points séparent Lewis Hamilton de Max Verstappen. Le circuit d’Istanbul est un mélange de courbes à haute vitesse où la Mercedes excelle en général et de virages lents dans lesquels la Red Bull brille. Comme souvent, l’exploitation des pneumatiques pourrait départager les concurrents. Si les températures sont aussi fraîches et le bitume aussi peu abrasif que l’an dernier, l’aptitude de la RB16B à mettre ses gommes plus rapidement en température pourrait être décisive. Il devrait faire un peu plus doux, avec quelques averses éparses, mais la course devrait être disputée sur piste sèche. Cela pourrait favoriser Max Verstappen. Autrement, McLaren a beau avoir remporté le Grand Prix d’Italie et être passée tout près d’un succès en Russie, elle ne distance Ferrari que de 17,5 points. Un peu comme Red Bull face à Mercedes (toutes proportions gardées), la Scuderia peut aborder le retour à des circuits plus conventionnels avec un certain optimisme.

Nos favoris

Max Verstappen

Reparti de Russie avec une deuxième place tout en ayant purgé une pénalité moteur, le pilote Red Bull a fait mieux que limiter la casse et aborde ce week-end le Grand Prix de Turquie avec seulement deux points de retard sur Hamilton. De quoi conserver une certaine confiance à l’entame du sprint final que composent les sept derniers rendez-vous de la saison, et pour lesquels Verstappen s’attend à une lutte équilibrée et à un rapport de force évolutif en fonction des circuits visités. Souvent à l’aise sur les tracés comme celui d’Istanbul Park, Max Verstappen partira favori de ce Grand Prix.

Max Verstappen remporte la course1,65

Lewis Hamilton

Depuis plusieurs semaines, le paddock s’attend à ce que Mercedes procède à des changements sur le moteur de Lewis Hamilton. L’écurie allemande a donc choisi la Turquie pour doter la monoplace du Britannique d’un nouveau moteur à combustion interne, son quatrième, dépassant ainsi le nombre de pièces autorisées sur l’ensemble de la saison. Mais Mercedes ne touche pas aux autres éléments, ce qui limite, pour le moment, la pénalité à dix places et permet d’éviter un départ du fond de la grille. Mais si jamais les qualifications samedi se passaient mal, peut-être que l’écurie pourrait changer toute l’unité de puissance. Lewis Hamilton va donc devoir piloter avec cette donnée en tête. Faisons tout de même confiance au champion du monde en titre. Il pourrait réussir malgré tout sortir son épingle du jeu.

Lewis Hamilton remporte la course4,10

Les outsiders

Charles Leclerc

Dans une saison qui voit Ferrari remonter doucement la pente après un exercice 2020 catastrophique, Charles Leclerc est en quête de sérénité. Le pilote monégasque estime que sa saison, bien que “très bonne” jusqu’à présent, reste trop marquée par l’irrégularité. Ne manquant pas d’exemples à l’appui, il cherchera ce week-end, en Turquie, à gommer particulièrement la déception du Grand Prix de Russie. Leclerc n’a pas oublié que l’an dernier, les spécificités de la piste turque ainsi que les conditions d’adhérence précaires avaient souri à Ferrari, même si une erreur en fin de course l’avait privé de podium au profit de son coéquipier de l’époque, Sebastian Vettel.

Charles Leclerc remporte la course17,00

Lando Norris

La victoire finale de Lando Norris serait une surprise. Mais pourquoi ne pourrait-il pas faire mentir les pronostics F1 ? Il aura à cœur d’effacer la déception russe, après avoir manqué la victoire pour un mauvais choix stratégique. À Imola, le jeune Britannique avait réussi à transformer sa frustration d’une pole position ratée en un podium le lendemain. Il a même déclaré récemment : “J’ai récemment prolongé mon contrat. Je veux remporter les titres pilotes et constructeurs avec McLaren”. Il pourrait donc être une surprise sur la ligne d’arrivée dimanche.

Lando Norris remporte la course23,00

La surprise possible

Sergio Perez

Certes, à un moment donné, Sergio Pérez s’est battu pour un podium le week-end dernier en Russie, avant que la pluie ne rebatte les cartes. Mais la veille, il ne s’était qualifié qu’au neuvième rang, derrière une Aston Martin, une Alpine et une Williams. Est-ce vraiment ce que l’on attend d’un pilote Red Bull ? Sur les six dernières courses, il n’a inscrit que 16 points, contre 62,5 pour son chef de file, 59 pour son homologue chez Mercedes Bottas et 41 pour Norris. Celui qui s’imposa à Bakou en début de campagne n’est plus que cinquième au classement provisoire du Championnat du monde. Il va vouloir relever la tête en Turquie.

Sergio Perez remporte la course29,00

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