Formule 1 : Grand Prix du Canada, notre preview
L’hégémonie de l’écurie Mercedes peut-elle être brisée ce week-end à Montréal ? La fenêtre de tir pour la concurrence semble bien étroite mais le circuit Gilles-Villeneuve, particulièrement exigeant pour les mécaniques, est tout à fait susceptible d’offrir un scénario rocambolesque.
Quatre victoires de Lewis Hamilton ; deux de Valtteri Bottas, c’est sur ce carton plein de six succès au bénéfice du team Mercedes que s’ouvre ce week-end le septième chapitre de la saison de F1 au Canada. Sur un tracé à la fois rapide et technique – succession haletante de longues lignes droites et de courbes lentes – qui promet cette année encore de mettre à rude épreuve les bolides. La fiabilité fera assurément la différence sur l’île Notre-Dame de Montréal.
Les enjeux de la course
Le 50e Grand Prix du Canada est-il couru d’avance ? A voir la cadence infernale des Mercedes en ce début de saison, la question se pose mais ne peut obtenir une réponse catégorique. Atypique, le circuit Gilles-Villeneuve ne pardonne pas le moindre écart, à l’image de son Mur des champions qui, dans le virage ultime, a déjà détruit bien des ambitions. Ces dernières années, l’écurie de Brackley, quintuple championne du monde en titre, y a connu son lot de bonheurs, comme Red Bull et McLaren. La dernière victoire néanmoins a été célébrée en rouge, par Sebastian Vettel, au profit de la Scuderia Ferrari. Un triomphe sans appel – pole à l’appui – signé devant la Mercedes de Valtteri Bottas et la Red Bull de Max Verstappen.
Nos favoris
Lewis Hamilton
Vainqueur des Grands Prix de Bahreïn, de Chine, d’Espagne et de Monaco, Lewis Hamilton vise naturellement la passe de cinq ce dimanche au Canada, et même un troisième succès de rang après un début de saison qui a vu son coéquipier Valtteri Bottas lui donner la réplique. S’il n’a pu faire mieux qu’une cinquième place l’an passé à Montréal, lesté alors par une mécanique capricieuse, le Britannique n’en a pas moins décroché la timbale à six reprises ici sur le Gilles-Villeneuve, entre son triplé chez Mercedes de 2015 à 2017 et ses victoires avec McLaren en 2007, 2010 et 2012. Seul l’illustre Michael Schumacher a fait mieux en s’adjugeant sept fois l’épreuve canadienne. Gageons que le quintuple champion du monde y trouvera là une source de motivation supplémentaire.
[Cotes valables à l'heure de publication]
Valtteri Bottas
Lauréat quant à lui des Grands Prix d’Australie et d’Azerbaïdjan, Valtteri Bottas peut se targuer d’avoir comme son homologue Lewis Hamilton aligné six podiums depuis le début de l’année, certes repoussé sur la troisième marche à Monaco il y a quinze jours. Alors que Mercedes doit introduire au Canada la première évolution de son bloc-moteur, le Finlandais à n’en pas douter saura en tirer bénéfice, lui qui l’an dernier a tenu la dragée haute à Sebastian Vettel au beau milieu du Saint-Laurent, en qualifications comme en course. Epaulé par un nouvel ingénieur de course, l’intéressé cette saison a sans conteste franchi un palier et se voit offrir une nouvelle occasion de le démontrer à Montréal.
[Cotes valables à l'heure de publication]
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